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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 13:54

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L'école de Rajesh Sharma n'a pas de bureau ni de chaise. Le « toit » est un pont de métro 10 mètres au-dessus. Les tableaux noirs sont des rectangles noirs peints sur le mur de la station adjacente. Malgré son caractère improvisé, l'école donne espoir aux enfants pauvres dans le quartier.

M. Sharma, 41 ans, qui dirige une épicerie en face de la station de métro de Yamuna Vihar, a créé cette école il y a trois ans pour offrir un enseignement gratuit aux enfants des ouvriers et des fermiers.

Étant pauvres et analphabètes pour la plupart, les familles de ces enfants, soit ne voient habituellement aucune nécessité à éduquer leurs enfants, soit sont inquiets des coûts impliqués, car s'ils envoient leurs enfants à l'école, ils ne peuvent plus soutenir leur famille.

Mr Sharma lui-même a abandonné le collège dans sa troisième année en raison des difficultés financières de sa famille. L'idée d'ouvrir une école lui est venue lors d'une promenade matinale le long de la rivière Yamuna alors qu' il voit des enfants occupés à désherber et à couper des fleurs. 

"Je leur ai demandé quelle à école ils allaient et ils m'ont regardé sans aucune réponse. Je n'avais jamais pensé avant cela que tous les enfants ne pouvaient pas aller à l'école.» dit Mr. Sharma.


Aini Mr Sharma et son ami, Laxmi Chandra, un enseignant à la retraite, donnent des cours sous le pont du métro pendant deux heures tous les matins de la semaine. Les étudiants, qui sont maintenant plus de 70, s'asseyent sur des tapis de mousse et récitent leurs cours alors que les trains roulent quelques mètres au dessus de leur tête. Tandis que les plus jeunes apprennent l'alphabet anglais, ceux entre 10 et 16 ans étudient les mathématiques, les tables de multiplication, la géométrie, enseignés par Mr Chandra.

Au début, Mr Sharma supportait le coût entier des fournitures: des manuels, des crayons et des cahiers d'exercices.

Au fil du temps, ceux qui ont entendu parler de l'école ont commencé à baisser fortement les prix des fournitures, parfois anonymement.

"Un homme est venu une fois avec 60 cartables. Il n'a pas donné son nom. Il a dit que cela n'était pas important, aussi longtemps que les enfants aurait une éducation décente! »

Mr Sharma a commencé cette école, dans le but d'offrir aux enfants issus de familles pauvres, une éducation de base.

Toutefois, après que le gouvernement a mis en oeuvre la Loi sur l'éducation l'année dernière, qui garantit une scolarité gratuite pour les enfants âgés de 6 à 14 ans, Mr Sharma a décidé de se concentrer sur la préparation des enfants pour l'admission à l'école en les aidant à travailler sur le programme d'études.

Toutefois les difficultés dans la cause ne s'arrêtent pas là. Les enfants d'agriculteurs et d'ouvriers hésitent à s'inscrire, influencés principalement par les préjugés de leurs parents, dont la plupart sont analphabètes.

Mr Sharma doit se battre sans cesse pour obtenir que les parents envoient leurs enfants à ses cours ne serait-ce que quelques heures chaque jour.

"Ils disent: « mon fils est trop vieux maintenant pour rattraper le reste du groupe. Laissez le travailler avec nous" 

"Les excuses pour les filles sont encore pires. La plupart du temps ils ne peuvent pas même se résoudre à croire qu'elles méritent une éducation. Généalement ils ne demandent qu'à la marier. » 


 

Rajesh Sharma's school has no desks or chairs. The "roof" is a metro railway bridge 10 meters overhead. The blackboards are black rectangles painted on the wall of the adjacent station. Despite its makeshift nature, the school offers hope to poor children in the neighborhood.

Mr Sharma, 41, who runs a grocery across the street from the Yamuna Vihar metro station, started the school three years ago to offer free education to the children of the local laborers and farmers.

Being poor and mostly illiterate, the families of these children usually either see no need for them to be educated, or worry about the costs involved, particularly when sending them to school means they cannot help to support the family.

Mr Sharma himself dropped out of college in his third year because of his family's financial difficulties. The idea to open a school came to him on a morning walk along the Yamuna river when he saw some children weeding and picking flowers.

"I asked them which school they go to and they looked at me at with no answer. It had not occurred to me before that not every child has access to a school." Mr Sharma says.

So Mr Sharma and his friend, Laxmi Chandra, a retired teacher, teach classes under the metro bridge for two hours every weekday morning. The students, who now number more than 70, sit on foam mats and recite after their teachers as trains rumble overhead and traffic rolls past a few meters away. While the younger children learn the English alphabet, those between 10 and 16 study mathematics, from multiplication tables to geometry, taught by Mr Chandra.

Mr Sharma initially bore the entire cost of providing the children with textbooks, pencils and exercise books.

Over time, people who heard about the school began dropping off supplies, sometimes anonymously.

"One man came with 60 school bags once. He would not tell me his name or what he did. He said none of that mattered as long as the children got a decent education."

Mr Sharma started the school with the aim of providing children from poor families with a basic education.

However, after the government enforced the 2009 Right to Education Act last year, which guarantees free schooling for children between the ages of 6 and 14, Mr Sharma decided to focus on preparing the children for admission to school and helping them to cope with the curriculum.

However the difficulties in the cause don't end there. The children of farmers and laborers are reluctant to enroll, influenced mainly by the prejudice of their parents, most of whom are illiterate.

Mr Sharma has to battle constantly to get parents to send their children to his classes for just a couple of hours each day.

"They say, 'My son is too old now to catch up with the rest of his age group and study. Let us put him to work'," he said.

"The excuses for the daughters are even worse. Most of the time they cannot even bring themselves to believe that she deserves an education. Other times they are just waiting to marry her off."

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Published by Les-Portes-de-l-Inde - dans Actualité
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commentaires

Chopra 23/01/2014 14:43

Bravo Mr. Sharma. Ne lâchez rien. les enfants vous seront éternellement reconnaissants.

Les-Portes-de-l-Inde 23/01/2014 17:41



Merci pour votre comentaire. C'est en effet un travail extraordinaire. Mais de nombreux Indiens (indiennes) oeuvrent de cette façon, discrétement, anonymement. C'est formidable !!



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