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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 09:05

Ci-dessous trois affiches officielles de Vishwaroopam :

Le cinéma indien est le plus prolifique au monde. C’est lui qui produit le plus de films par an et c’est en Inde que sont vendus le plus de billets d’entrées dans les salles. L’occident a l’habitude de scinder en deux le cinéma indien : Bollywood et Kollywood. Bollywood est le nom donné à l’industrie cinématographique indienne basée à Bombay (Mumbai pour les indiens) et dont les films sont réalisés en hindi et en ourdou. Il s’agit de la composante la plus populaire du cinéma indien, le plus important au monde en nombre de films tournés. Kollywood est le nom donné au cinéma en langue tamoule produit à Chennai (anciennement Madras), dans le sud de l’Inde, tout près de Pondichéry. Comme « Bollywood » qui mélange « Bombay » et « Hollywood », le terme « Kollywood » est un mot créé en combinant les noms de « Kodambakkam », le quartier de Chennai dans lequel sont implantés les studios de cinéma, et Hollywood.

L’année 2013 célèbre les 100 ans du cinéma indien un peu partout dans le monde. Certains films se sont positionnés pour cette occasion.
Vishwaroopam est un film indien qui devait initialement être présenté au festival de Cannes 2012. Malgré les efforts de Christian Jeune, directeur adjoint du festival, les délais de post-production n’ont pas permis cette avant-première. Vishwaroopam est également une des productions les plus chères de l’histoire du cinéma indien, le troisième film au monde à être réalisé en Auro 3D, un système immersif de traitement du son que certaines salles commencent à adopter. Les « 100 ans du cinéma indien » est un événement international célébré notamment au prochain festival de Cannes et déjà célébré aufestival de Marrakech en fin d’année dernière.

Le traitement du son AURO 3D semble apporter une réelle plus value à la projection. Envie de tester de chez vous ?

Pour bien profiter de cette vidéo de démonstration AURO 3D, nous vous recommandons de chausser votre casque favori.

L’acteur / Réalisateur / Producteur n’est autre que Kamal Haasan, une légende vivante du cinéma indien connu pour son exigence artistique et intellectuelle. Il rejette les étiquettes de « Bollywood » et de « Kollywood » préférant parler de cinéma indien. Un de ses films a d’ailleurs intégré le classement du Time Entertainment des 100 meilleurs films de tous les temps.

After I saw his soon-to-be-released film, I was so fascinated with his work that I immediately decided to work with him. I decided by joining forces with Kamal, I can not only make films, but prove to the world that there’s harmony in working together and making moviesLa production de Vishwaroopam précise que Barrie Osborne, producteur de la trilogie du« Seigneur des Anneaux » et de « Matrix », impressionné par Vishwaroopam, a décidé de signer Kamal Haasan en tant que réalisateur et acteur, pour sa prochaine production hollywoodienne. L’avant-première mondiale de Vishwaroopam aura d’ailleurs lieu à Los Angeles.

Le synopsis de Vishwaroopam :
Nirupama est une femme de la classe moyenne de Chennai qui s’est rendue aux Etats-Unis pour faire ses études supérieures. Elle fait un mariage de convenance avec Vishwanath, un maître de danse indienne en apparence bien fragile. Ils mènent tous les deux une vie plutôt paisible. Puis Nirupama veut passer son doctorat et décide de rompre avec son mari en lui trouvant un défaut ; pour y parvenir, elle fait appel à un détective pour en savoir plus sur son mari. Et la boîte de Pandore s’ouvre…

affiche du film Vishwaroopam. Un homme danse sur une route dans un désert, une colombe passe au dessus de lui tandis qu'une explosion se dessine à sa gauche.Derrière les apparences d’un blockbuster américain,Vishwaroopam regorge de références au Mahâbhârata.
Mahâbhârata, littéralement « La Grande Inde », est une épopée sanskrite de la mythologie hindoue comportant 81.936 strophes réparties en dix-huit livres. Il est considéré comme le plus grand poème jamais composé. Il comporte 250 000 vers — quinze fois plus que l’Iliade.
Le titre du film, par exemple, Vishwaroopam, est le nom du chapitre 11 de la Bhagavad Gita, livre central du Mahâbhârata. A la lumière de cet ouvrage sacré, le réalisateur, à la philosophie humaniste et oeucuménique, traite de la question complexe du terrorisme contemporain. Une thématique qui ravira celles et ceux très habitués aux histoires d’amour cousues de fil blanc des bollywood. Les films de Bollywood ont la particularité de mêler durant trois heures plusieurs genres en un seul film. Ce « mélange » est souvent appelé « masala » (un terme désignant un mélange surtout dans la cuisine indienne) et comportant une histoire d’amour mélodramatique d’une certaine pudeur, des scènes d’action, de violence, de vengeance, de sport, de fêtes (mariage, holi, Diwalli), de réincarnation, de comédie, voire des gags. Bien souvent le héros ou l’héroïne riche est sur le point de se marier selon la coutume traditionnelle du mariage arrangé, et le scénario tourne autour d’un mariage sentimental avec un outsider pauvre rendu possible par un membre de la famille complaisant ou absent face à des parents rigoristes.
Vishwaroopam semble donc une oeuvre indienne plus exigeante.

Vishwaroopam sort le 25 janvier prochain. Nous ne l’avons pas encore vu. Depuis que je me suis trouvé des affections toutes particulières pour le cinéma de Mumbai (oui, je n’y crois pas moi-même, moi qui avais « beaucoup de mal » – c’est un euphémisme -, avec ce mélange bollywoodien avant d’y être un peu plus initié récemment), j’ai hâte de goûter au cinéma de Chennai. Et dire que lorsque nous sommes allés à Chennai en avril dernier, nous ne savions même pas que des studios s’y trouvaient ! Voilà une idée de sortie supplémentaire pour nous…

Ci-dessous un des trailers officiels de Vishwaroopam. J’ai choisi celui-là pour son montage original eu égard aux thèmes traités dans le film. Le mélange des rythmes, entre la musique indienne et les scènes d’action, me semble très intéressant :

Si ce film vous intéresse, n’hésitez-pas à nous demander d’autres trailers. Nous disposons notamment d’un trailer/making of très instructif.
Mon seul regret : que ce film, projeté en VO sous-titrée, ne fasse pas progresser notre hindi.
En attendant, voici deux adresses à consulter pour vous maintenir au courant :

Le Facebook français


Une fiche technique du film

Le cinéma indien célèbre son centenaire en 2013. En 1913, sort le film Raja Harischandra, un film muet dirigé et produit par Dadasaheb Phalke. Il sera considéré comme le premier film du cinéma indien.
Le voici en intégralité ci-dessous :

Cette fois-ci, votre casque favori ne vous sera d’aucune utilité.

Des éléments fournis par la production de Vishwaroopam, des explications en provenance de Wikipedia et des images tirées des supports fournis sur la page facebook du film.

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Published by Les-Portes-de-l-Inde - dans Art
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