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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 11:40
Documentaire photographique: l'Ine en construction

L'Inde

Puissance en construction

Documentation photographique - Les dossiers
N°8109 - Janvier-février 2016

Auteur(s) :

Editeur :

Année d'édition :2016
Réf. : 3303331281092
64 pages, 21x29.7cm

11,90€

L'Union indienne, première démocratie du monde en nombre d'électeurs n'en a pas fini pour autant avec les inégalités spatiales, économiques et spatiales même si elle peut se prévaloir d'une intégration réussie dans les échanges économiques mondiaux, notamment dans le domaine des services et des pôles d'émergence... Ce dossier rend compte des failles dans la société, du formidable essor économique de la nation et de la place de l'Inde - puissance régionale affirmée - dans un monde globalisé.

L'Union indienne, un État en perpétuelle évolution
Un grand écart toujours d'actualité ?
Puissance régionale ou acteur mondial ?

  • Territoires et sociétés

Un territoire en construction
Sécularisme et poids des religions
Enjeu démographique : où en est-on ?
La pauvreté, un défi toujours d’actualité
Systèmes de santé et accès aux soins
De la Révolution verte aux OGM : quel bilan ?
Des megacities aux petites villes

  • Développement et émergence économique

Quelle insertion économique globale ?
Les lieux de l’émergence
L’ère du numérique
Changement climatique et enjeux environnementaux
Les étrangers en Inde
La diaspora : un relais au-delà des frontières
La culture indienne, un produit d’exportation

  • Une puissance régionale dans un monde global

Énergies : un enjeu majeur
Inde/Pakistan : un conflit inachevé
L’Inde dans son contexte régional
L’Inde dans l’océan Indien
Inde/Chine : deux géants en concurrence
Un rôle ambigu sur la scène internationale
Un arsenal militaire en expansion
L’ambition spatiale de l’Inde

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/ouvrages/3303331281092-l-inde#book_revue

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 19:30

LES PORTES DE L'INDE

                Siège social

 

                                                           Les Portes de L’Inde 

16, Grande rue Saint Michel

A51

31400 Toulouse

0561576395

 

 

 

Date parution au Journal Officiel: 31. 12. 2011

 

N° RNA: W313017038 – 6.12.2011 – Préfecture Haute Garonne

 

N° SIREN: 751 078 197

N° SIRET: 751 078 197 00017

 

 

 

Evènements à venir 2016:

 

 

  • Journée des femmes: 28. 02. 2016
  • Semaine de l’Inde – mairie de Fenouillet : 2. 04. 2016
  • Holi, fête des Couleurs: 22, 05, 2016
  • Toulouse à l’heure du yoga: 12. 09. 2016

 

 

Bureau

 

Fondatrice: France AZEMA

Président: Gérard PIAU

Trésorier: Claude ROUSSEL

Vice president: Selva de BLIC

Trésorière adjointe: France AZEMA

Secrétaire: Chandini LAFFONT

 

 

 

 

Les Port

Les P

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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 15:14

LE MONDE | 23.11.2015 à 06h41 • Mis à jour le 23.11.2015 à 06h44 | Par Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)

Pour soutenir sa croissance, qui a déjà dépassé celle de la Chine cette année, l’Inde va connaître la plus forte hausse de consommation d’énergie dans le monde au cours des prochaines décennies. Si, comme l’a déclaré Prakash Javadekar, le ministre indien de l’environnement, « l’Inde ne fait partie du problème », elle pourrait bientôt le devenir. Elle est déjà le troisième émetteur de gaz à effet de serre de la planète, alors que 363 millions d’habitants vivent sous le seuil de pauvreté et 240 millions n’ont pas accès à l’électricité. Les émissions de gaz à effet de serre ont augmenté de 67 % entre 1990 et 2012, et si rien n’est fait pour changer le modèle de développement indien, elles devraient presque doubler d’ici à 2030.

Comment réconcilier les impératifs de développement et de lutte contre le changement climatique ? L’Inde mise sur l’expansion des énergies propres, tout en réclamant une aide financière et technologique de la part des pays développés. Dans sa contribution au réchauffement climatique rendue le 1er octobre, New Delhi a promis d’augmenter la part des sources d’énergies non fossiles à hauteur de 40 % de sa production d’électricité d’ici à 2030.

Les efforts se concentrent sur le solaire, avec comme objectif de parvenir à une production de 100 GW d’ici 2022, soit 25 fois sa capacité d‘aujourd’hui. L’Inde détient quelques atouts, comme un tarif électrique déjà élevé, notamment pour les industries, qui rend l’énergie solaire compétitive, et un marché potentiel considérable grâce à un taux élevé d’ensoleillement.

Justice climatique

« Les objectifs sont très élevés mais le gouvernement a voulu envoyer un signal en direction des investisseurs sur le potentiel du marché », estime Arunabha Ghosh, le directeur du Conseil sur l’énergie, l’environnement et l’eau (CEEW), un think-tank basé à New Delhi. Le premier ministre indien Narendra Modi a d’ailleurs annoncé, lors du sommet Inde-Afrique qui s’est tenu dans la capitale indienne fin octobre, la création d’une grande alliance solaire regroupant plus de 100 pays, d’où la ville compte bien émerger comme la capitale mondiale des énergies renouvelables. En affichant des ambitions élevées et les solutions pour y parvenir, l’Inde entend ainsi démontrer sa sincérité dans son combat contre le changement climatique. Encore faut-il les financer. C’est sur ce point que New Delhi en appelle à la responsabilité des pays développés.

Pour mettre les pays riches en face de leurs responsabilités, M. Modi redéfinit la nature de la menace. « On doit passer d’un discours sur le changement climatique à celui sur la justice climatique », a-t-il déclaré début septembre. Si les pays développés ont une responsabilité historique dans la situation actuelle, comme le rappellent sans cesse les négociateurs indiens, les pays les moins riches sont parmi les plus vulnérables, à l’instar de l’Inde.

Avec le réchauffement des températures, les précipitations pendant la mousson seront plus abondantes et de courte durée, mettant en danger la production agricole du pays, la fonte des glaciers de l’Himalaya aggravera les risques de crue dans la plaine du Gange, et les cyclones seront plus nombreux à balayer la côte est du pays. Les pauvres en subiront les conséquences les plus dramatiques parce qu’ils n’ont pas les ressources suffisantes pour s’adapter ou reconstruire leur vie après une catastrophe naturelle et qu’ils vivent sur des terres les moins chères, donc plus exposées. « Le réchauffement climatique complique les efforts pour lutter contre la pauvreté », a reconnu en février la Banque mondiale. Les coûts du réchauffement seront sociaux, économiques et environnementaux. L’Inde évalue ces pertes à 1,8 % de son PIB annuel jusqu’en 2050.

Malgré ses ambitions élevées dans les énergies renouvelables, l’Inde n’est pas prête à sacrifier sa consommation de charbon, l’une des sources de production d’électricité les plus économiques, qui devrait doubler d’ici à 2035. Tout juste promet-elle d’utiliser des technologies propres dans ses centrales à charbon. Comme l’a reconnu Ashok Lavasa, l’un des négociateurs indiens sur le climat, dans le quotidien Indien Business Standard le 4 novembre : « La priorité de l’Inde est celle du développement. »

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 10:32
La fin de Modi l’invincible ?

10 novembre 2015

La lourde perte subie aux élections pour le Parlement de l’Etat du Bihar à l’est de l’Inde fragilise personnellement le Premier ministre. Ce qui risque de paralyser encore un peu plus ses projets de réformes. Un très sérieux échec pour celui qui passait depuis son élection à la tête du gouvernement au printemps 2014 pour un bulldozer invincible dans la classe politique indienne. Que peut faire Modi pour se relever d’un revers aussi spectaculaire ?

Patrick de Jacquelot

La défait est cuisante : le Premier ministre indien Narendra Modi n’a pas réussi son pari de prendre le contrôle de l’assemblée de l’Etat du Bihar lors des élections qui viennent de se dérouler. Selon les résultats annoncés dimanche 8 novembre, le BJP, parti nationaliste hindou de Modi, et ses alliés au sein de la NDA (National Democratic Alliance) n’ont obtenu que 58 sièges de députés. Face à eux, la « Grande Alliance » regroupant deux puissants partis de l’Etat ainsi que le parti du Congrès de la famille Gandhi a décroché 178 élus, plus de trois fois plus. Le BJP seul passe de 91 députés dans l’assemblée précédente à 53.

Ce résultat est un revers personnel pour Narendra Modi qui s’était engagé à fond dans la campagne, entièrement menée sous son image. Le chef du gouvernement avait présidé lui-même à plusieurs dizaines de meetings. Mieux encore, le BJP n’avait pas indiqué qui serait le « chief minister » du Bihar en cas de victoire afin de laisser Modi seul sur les affiches.

Contexte

Intervenant dans un Etat comptant plus de cent millions d’habitants (sur près d’1,3 milliard d’Indiens), les élections du Bihar constituaient le plus gros test électoral depuis l’arrivée de Narendra Modi au pouvoir lors des élections générales de mai 2014. Plusieurs élections de parlements dans les Etats de la fédération, intervenues entre les législatives et la fin 2014, avaient été remportées facilement par le BJP, le parti de Modi, dans la foulée de sa victoire du mois de mai. Le parti nationaliste hindou avait notamment pris le pouvoir au Maharashtra (l’Etat de Bombay) et dans l’Haryana (aux portes de Delhi).

« Tous unis contre Modi et le BJP »

Des partisans de Narendra Modi accrochent un portrait en carton du Premier ministre indien lors d’un de ses meetings à Gaya en Inde, le 9 août 2015. (Crédit : STR / AFP)

C’est la deuxième fois cette année que le BJP subit une sévère défaite dans des élections locales. En février, le parti au pouvoir au niveau national n’avait obtenu que trois sièges sur 70 à l’assemblée du territoire de Delhi, la capitale, la totalité des autres élus appartenant au parti anti-corruption Aam Admi. Une débâcle que le BJP avait minimisée en mettant en avant les caractéristiques très particulières de Delhi, peu représentatives de l’Inde en général.

Avec le Bihar, troisième Etat le plus peuplé de la fédération, il n’en va pas de même. Figurant parmi les plus pauvres des grands Etats, le Bihar est parfaitement représentatif de l’« Inde profonde ». Et son poids politique est à la hauteur de sa population. L’impact du résultat de dimanche devrait donc être considérable dans la vie politique nationale de l’Inde.

La première conséquence, c’est que la « marche triomphale » de Modi subit un brutal coup d’arrêt. Depuis sa victoire au élections générales du printemps 2014, le Premier ministre avait réussi à projeter une image de bulldozer à qui rien ne résiste : cette idée d’invincibilité vient de voler en éclats. « Son image personnelle, sa crédibilité sont fortement entamées, analyse pour Asialyst le politologue Balveer Arora, ancien recteur de l’université Nehru de Delhi. Pour la première fois on se moque de lui ! C’est grave car il se prend très au sérieux et il compte sur sa personnalité pour faire passer son programme. »

Simultanément, bien sûr, l’opposition s’en trouve revigorée. La campagne du Bihar a été l’occasion d’un phénomène inédit : une alliance entre deux leaders régionaux de premier plan, Nitish Kumar et Lalu Prasad, pourtant ennemis jurés, à laquelle s’est joint le Congrès dirigé par Sonia et Rahul Gandhi. La formule a parfaitement fonctionné et le thème du « tous unis contre Modi et le BJP » sera certainement repris au Parlement national et dans d’autres élections régionales.

Autre conséquence : cette défaite enterre quasiment tout espoir pour le BJP d’obtenir une majorité au Rajya Sabha, la chambre haute du Parlement de New Delhi, d’ici la fin du mandat de Modi en 2019. Le BJP et ses alliés y sont très minoritaires et ne peuvent y progresser qu’au fil de victoires dans les Etats fédérés, qui envoient leurs représentants au Rajya Sabha. Un revers très sérieux : depuis son arrivée à la tête du gouvernement indien, Narendra Modi voit ses projets législatifs importants souvent bloqués par la chambre haute, ça ne va pas s’arranger.

Inquiétude dans les milieux d’affaires

Dans l’immédiat, l’impact principal du vote des électeurs du Bihar est sans doute là : les projets de réformes du gouvernement de New Delhi risquent d’en faire les frais. « Nous nous attendons à ce que l’opposition au BJP et à M. Modi s’intensifie au niveau national », estime par exemple le broker CLSA, selon qui « certaines réformes difficiles comme celles du droit du travail ou des achats de terres pourraient passer au deuxième plan ».

Ces derniers mois, l’opposition avait déjà réussi à empêcher le vote de lois de première importance comme celle facilitant les achats de terres pour l’industrie et les infrastructures, ou celle unifiant la fiscalité indirecte de l’ensemble du pays (Goods and Services Tax). Leur succès au Bihar ne va pas inciter les ennemis du BJP à faciliter la vie du gouvernement. D’ores et déjà, le Congrès a indiqué qu’il ne laisserait passer la GST que si toutes ses remarques étaient prises en considération… D’où une inquiétude certaine dans les milieux d’affaires quant à la concrétisation des promesses de réformes économiques de Modi.

Les retombées réelles des élections du Bihar vont en fait dépendre largement des enseignements que Narendra Modi lui-même va en tirer. Nombre d’analystes ou d’éditorialistes de la presse indienne défendent un scénario optimiste selon le schéma suivant : le Premier ministre ne va pas avoir d’autre choix que d’accepter sa défaite, reconnaître qu’il ne devrait plus consacrer une partie considérable de son temps au renforcement de son pouvoir dans la politique locale et se concentrer en revanche sur ce pourquoi il a été élu : le développement du pays. Cela supposerait que Modi prenne langue avec l’opposition, discute de ses grands projets de loi avec elle, négocie, fasse des concessions pour élaborer un consensus.

Bloquer la montée des fanatiques hindous ?

Cela supposerait aussi qu’il s’attaque à un phénomène préoccupant : la montée des extrémismes dans son propre camp. Depuis son arrivée au pouvoir, les franges les plus dures des nationalistes hindous se sentent pousser des ailes. Les partisans de l’« hindutva », doctrine selon laquelle l’Inde est une nation de religion hindoue et les minorités religieuses, musulmane en particulier, doivent être mises au pas, multiplient les provocations.

Depuis plusieurs mois, par exemple, une campagne est en cours tendant à interdire la consommation de viande de bœuf parce que la vache est un animal sacré aux yeux des hindous. Le meurtre d’un musulman par une foule hindoue dans un village de l’Uttar Pradesh parce qu’il aurait consommé du bœuf (ce qui n’était d’ailleurs même pas le cas) a suscité une vive émotion – sauf auprès de plusieurs dirigeants du BJP et membres du gouvernement Modi qui se sont dans un premier temps employés à minimiser l’affaire.

L’inquiétude créée par les fanatiques hindous a pesé sur les dernières semaines des élections du Bihar et s’étend d’ailleurs désormais bien au-delà des cercles politiques. Fin octobre et début novembre, deux des personnalités les plus respectées du monde des affaires, le gouverneur de la Banque centrale Raghuram Rajan et le fondateur de la société de services informatiques Infosys Narayana Murthy, tous deux aussi modérés qu’apolitiques, se sont inquiétés publiquement de la montée de l’intolérance en Inde, Murthy allant jusqu’à souligner la « peur considérable » qu’éprouvent désormais les minorités dans le pays. Et Moody’s Analytics, firme d’analyse de l’agence de notation Moody’s, a publié, à la grande fureur du gouvernement indien, une étude exhortant Modi à « contrôler ses troupes », sous peine de « perdre sa crédibilité domestique et internationale ».

Pour le Premier ministre, négocier avec ses opposants, faire des concessions, imposer le silence aux militants exaltés de son propre mouvement, tout cela ne va pas de soi, tant c’est contraire à sa personnalité telle qu’on la connaît. « Il faudrait que Modi se réinvente, estime Balveer Arora, mais rien dans son passé politique ne laisse prévoir cela. »

Patrick de JACQ
UELOT

https://asialyst.com/fr/2015/11/10/inde-la-fin-de-modi-l-invincible/

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 10:27
Inde : "facilité à faire des affaires", le dur combat
3 novembre 2015

Fallait-il vraiment s’en réjouir ? La presse indienne a fait ses choux gras d’une progression apparente de douze places de l’Inde dans le classement « Doing Business 2016 » de la Banque Mondiale : le pays de Narendra Modi passe à la 130ème position. Ce type de classement est vital pour l’image d’un pays qui souffre d’une trop grande quantité d’obstacles dans la conduite des affaires. Problème : à y regarder de plus près, l’Inde n’a en réalité gagné que quatre places. Ce qui augure mal des grandes ambitions économiques du Premier ministre indien.

Voir l'article Faire du business en Inde, le nouveau sport extrême…

Patrick de Jacquelot

Eu-pho-rie : c’est le sentiment exprimé par l’élite indienne de la politique et des affaires après la publication le 27 octobre du classement annuel « Ease of Doing Business », édition 2016, établi par la Banque Mondiale. La presse économique a fait ses gros titres sur le bond de douze places affiché par l’Inde, passée de la 142ème place dans le palmarès 2015 à la 130ème pour 2016. Le directeur général de l’organisation patronale CII a salué « l’exploit exceptionnel » que constitue un saut de douze places « pour une grande économie ». Seule ombre au tableau : l’Inde n’a en fait gagné que quatre places cette année et non pas douze, une progression extrêmement modeste…

Explication : si le pays arrive bien désormais en 130ème position après avoir occupé la 142ème place dans le classement précédent, ces chiffres ne sont pas directement comparables. La Banque Mondiale a procédé, comme fréquemment, à des changements méthodologiques et a recalculé le classement précédent en fonction des nouvelles règles. Selon la méthodologie 2016, l’Inde était à la 134ème place en 2015 et n’a donc progressé que de quatre places cette année.

Contexte

La performance exacte de l’Inde en matière de « doing business » n’a rien d’anecdotique : la question est au cœur de la politique économique de Narendra Modi. Celui-ci est devenu Premier ministre en mai 2014 sur ses promesses de développement, des promesses crédibilisées par son image « business-friendly ». L’Inde a d’immenses besoins en matière d’infrastructures et veut faire monter en puissance très rapidement un secteur industriel relativement peu développé, afin de fournir des emplois aux quelque douze millions de jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail.

Pour ce faire, pas d’autre solution que d’attirer les capitaux et les technologies des entreprises étrangères, un domaine où le pays affiche des performances médiocres. Selon la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement, le stock d’investissements directs étrangers en Inde s’élève à 252 milliards de dollars, contre 2 600 milliards en Chine (y compris Hong Kong). Et les 34 milliards de dollars reçus par l’Inde en 2014 demeurent bien faibles par rapport aux 232 milliards de la Chine.

Juste derrière le Cambodge et les Territoires palestiniens

L’Inde a encore d’immenses besoin en infrastructures pour rendre la conduite des affaires aisée. (Crédit : domaine public)

Si la presse financière a clarifié les choses vingt-quatre heures plus tard, les proclamations de “victoire” n’ont pas cessé pour autant. Amitabh Kant, le haut fonctionnaire responsable du Département de la Politique industrielle, a estimé que cette « performance » montrait que l’Inde serait dans les cent premiers pays du classement l’année prochaine. Et « nous sommes en bonne voie pour atteindre l’objectif d’être dans les cinquante meilleurs » l’année suivante, a-t-il lancé sans rire. Peut-on vraiment croire qu’après quatre places cette année, l’Inde n’aura aucun mal à en gagner quatre-vingt dans les deux années à venir ?

La « difficulté à faire des affaires » est donc un problème majeur vis-à-vis des investisseurs étrangers, sans oublier qu’elle affecte la vie quotidienne de toutes les entreprises nationales. Le constat formulé par la Banque Mondiale est sévère. L’étude passe en revue 189 pays en y évaluant le temps et les efforts nécessaires pour accomplir un certain nombre de tâches de la vie courante d’une entreprise, de sa création jusqu’à sa liquidation. La 130ème place globale de l’Inde la met juste derrière le Cambodge et les Territoires palestiniens, très loin de la Chine (84ème). Sur certaines composantes, la performance indienne est carrément calamiteuse : le pays arrive 183ème sur 189 pour l’obtention d’un permis de construire, 178ème pour faire respecter un contrat, 157ème pour payer ses impôts…

Pas étonnant si l’image de l’Inde auprès des investisseurs étrangers n’est pas fameuse. Une enquête que vient de réaliser la firme d’audit Ernst & Young auprès des entreprises françaises actives en Inde montre que 70 % d’entre elles considèrent comme difficile l’environnement d’investissement dans le pays (ce qui ne les empêche pas de s’y lancer vu l’importance du marché mais freine malgré tout leurs élans).

Les initiatives de Modi

Depuis dix-huit mois, le gouvernement Modi a multiplié les initiatives. De nombreuses formalités administratives ont été allégées, un comité destiné à simplifier la fiscalité vient d’être créé, un projet de réforme des procédures de faillite est en cours d’élaboration, une partie des taxes rétroactives sur les investisseurs financiers étrangers a été supprimée, etc. Une piste prometteuse tient aux efforts du gouvernement de New Delhi pour inciter les Etats membres de la fédération indienne à améliorer leur propre environnement des affaires.

Substantiels, ces efforts sont encore loin d’être convaincants et manquent souvent de cohérence. Le gouvernement éprouve les plus grandes réticences à renoncer aux recettes qui lui procureraient des taxes rétroactives dont il reconnaît pourtant l’effet néfaste sur l’investissement. Le plan qu’il vient d’élaborer pour soutenir le secteur des biens d’équipement en Inde prévoit la multiplication de normes, restrictions à l’importation et autres mesures protectionnistes complètement à l’opposé de la « facilité à faire des affaires ».

Dans ces conditions, les entreprises demeurent dans l’expectative. Selon une enquête publiée fin septembre par le Boston Consulting Group (BCG), « l’industrie attend toujours un vrai changement sur le terrain. 39 % des hauts dirigeants interrogés estiment qu’il n’y a pas eu d’amélioration de la facilité à faire des affaires durant l’année écoulée contre 20 % qui pensent qu’il y a eu une certaine amélioration. » Bref, résume le broker CLSA, si « pour la première fois il y a en Inde un gouvernement qui adopte une approche déterminée et constructive » de l’amélioration du classement du pays, il n’en demeure pas moins que « l’objectif d’être dans les cinquante premiers du classement est trop ambitieux ».

Réformes lourdes et de long terme

Il ne fait aucun doute que l’Inde a de solides marges de progression et qu’une action déterminée des pouvoirs publics peut avoir un vrai impact. Selon l’Indien Kaushik Basu, chef économiste de la Banque Mondiale, il n’est « pas impossible » que l’Inde passe dans les cent premiers pays l’année prochaine. Mais les défis à relever sont considérables, note-t-il, et incluent l’élimination des entraves bureaucratiques, l’amélioration de l’ensemble des infrastructures (routes, chemins de fer, ports…) et une approche inclusive du développement.

Une amélioration en profondeur de la facilité à faire des affaires suppose en fait des réformes lourdes qui ne peuvent avoir des effets rapides. C’est le cas évidemment des infrastructures évoquées par Kaushik Basu. Ca l’est aussi des deux réformes économiques poussées cette année par le gouvernement : la simplification des procédures d’achats de terres agricoles pour les infrastructures et l’industrie, et la mise en place de la GST, sorte de TVA unifiée pour l’ensemble de l’Inde qui créerait enfin un véritable « marché unique » à la place de la mosaïque des fiscalités de chaque Etat.

Cependant, faute de majorité à la chambre haute du Parlement, le gouvernement ne réussit pas à faire passer ces réformes. Pour les achats de terres, il semble avoir renoncé complètement, préférant s’en remettre à des initiatives des Etats. Quant à la GST, une nouvelle tentative devrait être lancée lors de la session d’hiver du Parlement, sans garantie de succès.

Le gouvernement en train de « gérer » le classement de la Banque Mondiale ?

Certains, comme l’analyste Mihir Sharma, soupçonnent dès lors le gouvernement de vouloir « gérer le classement Doing Business » plutôt que de chercher à améliorer réellement l’environnement des entreprises. Des mesures prises à Delhi et Bombay, les deux villes retenues par la Banque Mondiale pour son enquête, en fonction de la méthodologie de celle-ci, peuvent avoir un impact direct sur le classement, sans changer quoi que ce soit pour la grande majorité des entreprises dans le pays.

L’affaire du classement Doing Business 2016 confirme en tout cas deux caractéristiques de l’action gouvernementale indienne. La première est la tendance à fixer des objectifs trop ambitieux en termes de calendrier, ce qui nuit à la crédibilité des engagements pris. La deuxième : dans le domaine économique, l’équipe au pouvoir obtient des résultats positifs, mais beaucoup moins spectaculaires que promis par Modi et espéré par les milieux d’affaires. Ce qui est vrai pour le palmarès de la Banque Mondiale l’est plus encore pour la reprise de l’activité économique et la croissance en général. Avec en conséquence une déception certaine chez les investisseurs, tant indiens qu’internationaux.

Patrick de JACQUELOT

https://asialyst.com/fr/2015/11/03/inde-facilite-a-faire-des-affaires-le-dur-combat/

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 15:57
Queen - film Bollywood à Toulouse jeudi 22 octobre 2015

Les Portes de L'Inde sont heureuses de vous annoncer:

la diffusion du film QUEEN jeudi 22 octobre à 20 h.au cratère: première diffusion en France en présence du distributeur du film Agilane de Aana Films et de France, qui animeront un débat à l'issue du film

Projection à 20h.
Venez nombreux (ses)!!

Le synospsis:

Rani se marie dans deux jours. C'est le plus beau moment de sa vie. Toute la famille est là pour les préparatifs. Mais Vijay décide de tout arrêter. Il ne veut plus se marier avec Rani. Rani n'a que deux choix face à ce fiasco. S'enfermer et pleurer dans sa chambre ou partir en voyage de noce... seule !

Avec Kangana Ranaut.
A voir absolument!!

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 10:20
VISA POUR L’INDE : COMMENT L’OBTENIR ?

Introduction d’un nouveau système de visa accéléré pour les français, canadiens, Luxembourgeois et ressortissants du Liechtenstein**

Nous avons une grande nouvelle pour tous les voyageurs passionnés par l’Inde mais souvent freinés par la longueur des procédures au fameux VFS de Paris ou d’autres villes françaises…

Depuis le 1er mai, les ressortissants Français et canadiens en plus de ceux du Luxembourg et du Lichtenstein ont accès à un système accéléré de procédure de visa touristique appelé eTvisa. Les heures de queue avec votre petit ticket pour obtenir votre Visa, c’est FINI :

Le principe : minimum 4 jours avant votre départ et maximum 34 jours avant, vous pouvez simplement faire votre demande en ligne et recevoir votre visa en retour de mail.

Attention, vous ne pouvez pas faire de demande à l’arrivée pour l’Inde.

Ce visa n’est pas valable pour :

> les diplomates.

> Les ressortissants belges ou suisses

> Les séjours de plus de 30 jours en Inde

> Les cas où vous avez besoin de plusieurs entrées en Inde en 30 jours

> Un séjour au Bhoutan (qui nécessite deux droits d’entrée en Inde)

Pour ces cas, vous devez faire une demande via l’ambassade ou la représentation consulaire dans votre pays de résidence actuelle.

Pour les Français, vous devez faire une demande via http://www.vfsglobal.com/india/france/Tourist_Visa.html

Dans l’un des 5 centres en France (Paris, Lyon, Strasbourg, Marseille ou Bordeaux) ou par courrier (Procédure classique).

Pour obtenir le eTvisa, rdv sur le site

https://indianvisaonline.gov.in/visa/index.html

source: http://blog.shantitravel.com/visa-pour-inde/#.VUnMobYD4yw.facebook

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 20:45
"Yoga en blanc" - Toulouse - 11 avril 2015 à 15 heures

Le samedi 11 avril, à la demande de l'Ambassade de l'Inde de Paris, Les Portes de l'Inde organisent une séance géante de yoga, place du Capitole.

Cette séance est accessible à tout public ( novices comme professionnels !!)

Dans une recherche d'harmonie, la consigne est de s'habiller en blanc.

Venez nombreux avec votre tapis de sol

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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 16:35
Musique sufi d'Inde du Nord à Nice
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3 avril 2015 5 03 /04 /avril /2015 16:22

Bonsoir à tous,

J'ai le plaisir de vous proposer un séminaire d'astrologie védique, ouvert à tous, y compris les débutants sur le thème du NAVAMSHA, CARTE DU COUPLE et DES FRUITS DU DHARMA. Le séminaire se déroulera les 20 et 21 juin à Varaire.

Tout au long du week-end, nous explorerons le Navamsha pour mieux comprendre notre relation à l’autre (couple ou associé), pour découvrir les domaines de l’existence les plus heureux et les plus difficiles et aussi pour mieux apprécier le meilleur de ce que chaque planète peut nous apporter dans une perspective d’appréhender avec plus de clarté et de conscience notre chemin de vie.

Pour plus d'information, je vous invite à lire le document ci-joint.

Le dimanche 21 juin est la fête internationale du yoga et nous la célèbrerons, pour ceux qui le souhaitent, après l'enseignement à 17h avec une pratique d'Aisvara yoga.

Avec mes salutations chaleureuses,

Varuna

Astrologue védique

Tél: 06 83 14 01 81

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Présentation

  • : Les Portes de l'Inde en Midi Pyrénées
  •  Les Portes de l'Inde en Midi Pyrénées
  • : Réseau artistique et culturel INDE en Midi Pyrénées Propose une photographie du paysage des associations, professionnels et amateurs en lien avec l'Inde. Création d'actions communes
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  • Les-Portes-de-l-Inde
  • Le réseau culturel et artistique" Les Portes de l’Inde" regroupe des membres dont l'ambition est de préserver, protéger et promouvoir le patrimoine culturel, artistique et historique de l’Inde en Midi-Pyrénées.
  • Le réseau culturel et artistique" Les Portes de l’Inde" regroupe des membres dont l'ambition est de préserver, protéger et promouvoir le patrimoine culturel, artistique et historique de l’Inde en Midi-Pyrénées.