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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 17:17
New York, Dec 10 2012 10:50AM
« Défendons Malala --; Défendons le droit des filles à l';éducation ! » est le cri de ralliement d';un événement de sensibilisation qui se tient lundi au Siège de l';Organisation des Nations Unies pour l';éducation, la science et la culture (UNESCO) à Paris, au lendemain de la Journée des Nations Unies pour les droits de l';homme.

Coparrainé par le gouvernement du Pakistan, cette manifestation a pour ambition d';accélérer l';impact de l';action politique pour garantir le droit de toute jeune fille d';aller à l';école et de promouvoir l';éducation des filles comme une priorité urgente pour la réalisation des objectifs d';Éducation Pour Tous.

L';événement rend hommage à Malala Yousafazi, une jeune fille de 15 ans qui a survécu à une tentative d';assassinat pour avoir défendu avec détermination l';éducation des filles au Pakistan. Dans sa région natale, la Vallée de Swat, les talibans avaient interdit aux filles d';aller à l';école, ce qui constitue une violation du droit humain fondamental à l';éducation et à l';égalité entre les sexes.

« Chaque fois que, dans le monde, on interdit à une jeune fille d';entrer à l';école, c';est une attaque contre toutes les autres, contre le droit d';apprendre, contre le droit de vivre pleinement sa vie et c';est intolérable », avait déclaré le mois dernier la Directrice générale de l';UNESCO, Irina Bokova, lors d';une manifestation officielle de soutien à Malala.

La lutte menée par Malala souligne une réalité désastreuse : les filles constituent la majorité des 61 millions d';enfants non-scolarisés dans le monde. Celles-ci ont moins de chance que les garçons d';entrer à l';école primaire. Mariages précoces, violence sexiste, lois discriminatoires : autant de pratiques néfastes qui empêchant l';inscription des filles à l';école ou la poursuite de leurs études.

Les disparités éducatives commencent dès le plus jeune âge et se poursuivent à l';âge adulte. Les femmes représentent les deux tiers des 775 millions d';analphabètes dans le monde et, malgré certaines percées dans l';enseignement supérieur, ne représentent encore que 29% des chercheurs.

Il ne peut y avoir de société juste et équitable sans parité, à commencer par l';éducation. L';UNESCO s';est engagée pleinement en faveur de la scolarisation des filles et à veiller à ce qu';elles restent à l';école, du primaire au secondaire, et jusque dans l';enseignement supérieur. L';éducation accélère les transformations politiques, économiques et sociales et donne aux filles les outils pour façonner le monde selon leurs aspirations. L';éducation a un impact positif sur la santé maternelle et infantile, les taux de fécondité et la réduction de la pauvreté : c';est un multiplicateur de vie. Par exemple, les femmes qui ont un niveau d';éducation supérieur au primaire sont cinq fois plus susceptibles d';être informées sur la prévention du VIH /sida que les femmes analphabètes.

Dans son célèbre blog sur sa vie sous un régime taliban, Malala réagit à la destruction des écoles, et en particulier des écoles de filles: « Cinq nouvelles écoles ont été détruites, l';une d';elles était près de ma maison. Je suis très surprise, parce que ces écoles ont été fermées, alors pourquoi doivent-elles aussi être détruites ? »
Comme le rappelle un rapport de l';UNESCO en date de 2011, les enfants et les écoles sont aujourd';hui en première ligne des conflits armés, les salles de classe, les enseignants et les élèves étant considérés comme des cibles légitimes, avec pour conséquences « une peur croissante des enfants de fréquenter l';école, des enseignants à donner cours et des parents à envoyer leurs enfants à l';école ».

Saluant le courage de Malala, la Directrice exécutive de l';UNESCO a fait ce triste constant sur la situation mondiale: « Au mois d';avril, en Afghanistan, plus d';une centaine de collégiennes de la province de Takhar ont été empoisonnées par des fanatiques hostiles à l';éducation des filles. Au Mali, au Sahel, des jeunes filles sont mariées de force, recrutées par les milices, empêchées d';aller à l';école et de mener une vie digne. Malala est le symbole de toutes ces jeunes filles. » Lors de la clôture de la 190ème session du Conseil exécutif de l';UNESCO, les 59 États membres se sont levés et ont brandi la photo de Malala en silence.
Dec 10 2012 10:50AM   
 
Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d'information http://www.un.org/french/newscentre/
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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 17:06

 

 

 

Le maître indien du sitar, Ravi Shankar, qui a influencé de nombreux artistes occidentaux dont Les Beatles et les Rolling Stones, est décédé à l'âge de 92 ans, a-t-on appris mercredi de source officielle.

Le maître indien du sitar, Ravi Shankar, qui a influencé de nombreux artistes occidentaux dont Les Beatles et les Rolling Stones, est décédé à l'âge de 92 ans, a-t-on appris mercredi de source officielle.

Ravi Shankar, père de la chanteuse de jazz Nohra Jones, est décédé dans un hôpital de San Diego, aux Etats Unis, où il s'était rendu pour subir une opération chirurgicale, a indiqué la chaîne de télévision indienne CNN-IBN.

Le Premier ministre indien, Manmohan Singh, a fait part de sa tristesse et évoqué la perte d'"un trésor national et d'un ambassadeur mondial de l'héritage culturel de l'Inde".

Ravi Shankar, qui vivait en Californie, était né dans la ville sacrée de Bénarès, sur les bords du Gange, le 7 avril 1920. Il venait d'une famille de brahmanes, la plus haute caste dans la société hindoue.

George Harrison, des Beatles, devint son élève dans les années 1960 et tous deux collaborèrent ensuite sur plusieurs projets, notamment lors d'un concert pour le Bangladesh en 1971. George Harrison avait surnommé Ravi Shankar "le parrain de la World Music".

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 11:03

Par Cécile de La Guérivière 

Le ralentissement indien «contrebalance l'expansion plus rapide de grandes économies d'Asie du Sud-Est».
Le ralentissement indien «contrebalance l'expansion plus rapide de grandes économies d'Asie du Sud-Est». Crédits photo : SAJJAD HUSSAIN/AFP

 

La Banque asiatique de développement mise sur une croissance sur le continent asiatique de 6% en 2012, un taux équivalent à celui de 2009.


Description : http://www.lefigaro.fr/icones/coeur-.gif 

La banque asiatique de développement (BAsD) a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour l'Asie en 2012 et 2013, du fait des difficultés persistantes auxquelles est confrontée l'économie indienne. Le ralentissement indien «contrebalance l'expansion plus rapide de grandes économies d'Asie du Sud-Est», en particulier l’Indonésie, a relevé la banque basée à Manille, aux Philippines.

L’Inde ne parvient pas à enrayer le ralentissement de sa croissance, ressortie à 5,3% sur le trimestre juillet-septembre en raison des très faibles performances du secteur manufacturier et des incertitudes sur l'économie mondiale. Si la banque a confirmé à 7,7% sa dernière estimation de croissance pour la Chine, elle a, néanmoins abaissé celle de l'Inde, à 5,4% contre 5,6% attendue en octobre.


Et pour l'ensemble du continent asiatique, la BAsD mise sur une croissance de 6% en 2012, un taux équivalent à celui de 2009. Il s'agit d'une correction de 0,9 point de pourcentage par rapport à ses calculs prévisionnels d'avril et de 0,1 point par rapport à octobre. Pour 2013, la BAsD, prévoit une croissance asiatique à 6,6%, contre respectivement 7,3% et 6,7% attendue précédemment. La région a progressé de 7,2% en 2011.


Mais la locomotive de l'Asie, la Chine semble se reprendre. Alors que le pays vient de subir sept trimestres consécutifs de ralentissement qui ont ramené la croissance à 7,4% entre juin et septembre, la deuxième économie mondiale commence à bénéficier de la lente amélioration de la conjoncture aux États-Unis et dans l'Union européenne. Aussi l'indice PMI de la banque HSBC a progressé à 50,5 en novembre contre 49,5 en octobre, montrant que l’activité manufacturière chinoise a connu en novembre sa première expansion en 13 mois. 


http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/12/07/20002-20121207ARTFIG00302-l-inde-va-peser-sur-la-croissance-asiatique.php

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 10:59

LE MONDE GEO ET POLITIQUE |  07.12.2012 Par Frédéric Bobin - Ahmedabad (Gujerat), envoyé spécial

Un employé d'une usine textile dans la province du Gujarat en Inde, en octobre 2009.

 

Quelle image retenir ? Celle de la légende de Gandhi, omniprésente à Ahmedabad, la capitale de l'Etat indien du Gujerat ? Le Mahatma était un fils du pays (il est né sur la côte gujeratie). Alors, forcément, la silhouette ascétique du père fondateur de l'Inde moderne s'étale sur les murs de la cité ou trône - coulée dans le bronze - aux carrefours. La célébration du héros demeure ardente. Au Gandhi Ashram, au bord de la rivière Sabarmati, il y a affluence les jours de congé. On vient en famille visiter ce laboratoire spirituel et politique d'où le Mahatma lança ses campagnes contre l'occupant britannique. On se prend en photo devant les panneaux frappés d'images d'archives illustrant le gandhisme en marche. On se recueille devant une annexe emplie d'objets sacrés - une masure aux murs en bois couleur rouille et à la toiture de tuiles. A l'intérieur se dresse la fameuse roue à filer posée devant un matelas immaculé, symbole de la frugalité rustique de Gandhi. Et partout, des inscriptions à la gloire de la fraternité universelle.

Puis, il y a cette autre image. La face sombre d'Ahmedabad. Salim Hussein raconte ses souvenirs de pogroms. Agé d'une quarantaine d'années, ce musulman joufflu porte une moustache soignée. "La colère restera en moi toute ma vie, je ne pourrai jamais oublier", dit-il en faisant la moue. Salim Hussein est un rescapé des émeutes antimusulmanes qui ont embrasé le Gujerat début 2002, faisant entre 1 000 et 2 000 morts dans cet Etat de 60 millions d'habitants, dont 10 % sont musulmans. La haine vengeresse de la communauté majoritaire hindoue fut déclenchée au lendemain de l'attaque d'un train par des musulmans où 58 hindous avaient été tués. Œil pour oeil. Dent pour dent. L'Inde renouait avec ses vieux démons, les violences confessionnelles qui avaient déjà accompagné sa naissance, en 1947, sur les ruines sanglantes de l'Empire britannique des Indes. Ou le difficile héritage de Gandhi.

Salim Hussein est assis sur une chaise au milieu d'une cour tapissée de feuilles jaunes. Un essaim de mouches tournoie au-dessus des têtes. Des chiens errants passent en permanence. Un vélo poussiéreux est calé contre un muret. De l'autre côté de la rue, une mosquée hérisse ses minarets vert pomme. Naroda Patiya est un ghetto musulman situé en lisière d'Ahmedabad. C'est là que fut commise l'une des plus grandes tueries lors de la flambée de violences de 2002 : 95 morts dans cette seule enclave où vivaient un millier de familles. "Les émeutiers hindous sont arrivés ici armés de couteaux, de pistolets, de bombes incendiaires, se souvient Salim Hussein. Ils ont assassiné, violé, tout brûlé sur leur passage. La police était à l'évidence complice." Salim en a réchappé, mais sa nièce et ses deux enfants ont péri brûlés. "Je ne pourrai jamais oublier", répète-t-il.

Entre l'icône de Gandhi et les stigmates de Naroda Patiya surgit une troisième image, celle du portrait du patron politique du Gujerat. Il s'appelle Narendra Modi. Léger embonpoint, barbe blanche et kurta (tunique indienne) à couleur variable, assortie d'une écharpe safran - symbole du nationalisme hindou -, M. Modi, 62 ans, attire les projecteurs à double titre. Il était déjà premier ministre (chief minister) de l'Etat du Gujerat au moment de la tragédie de 2002, et la question de sa responsabilité politique, voire pénale, est clairement posée. Pourquoi sa police ne s'est-elle pas interposée pour protéger les quartiers musulmans attaqués ?

Mais tout autant que son passé, c'est son avenir qui alimente la chronique. Narendra Modi est en effet l'homme qui monte en Inde. Exploitant habilement les performances économiques du Gujerat, l'un des Etats à la croissance la plus rapide de la fédération, il séduit de plus en plus les classes moyennes et les milieux d'affaires en quête d'un dirigeant fort incarnant "l'Inde qui marche". A l'heure de la disgrâce du Parti du Congrès (centre gauche), au pouvoir à New Delhi, englué dans les affaires de corruption et affaibli par une politique des réformes pour le moins brouillonne, l'aura de M. Modi s'étoffe. Il pourrait fort bien porter les couleurs de son parti - le Bharatiya Janata Party (BJP, nationaliste hindou, au pouvoir entre 1998-2004) - lors des élections législatives du printemps 2014, ce qui en ferait un potentiel premier ministre de l'Inde. A condition, bien sûr, qu'il confirme d'abord sa popularité dans l'Etat du Gujerat, qu'il dirige depuis onze ans. Les résultats des élections régionales qui s'y tiendront les 13 et 17 décembre sont très attendus pour cette raison précise. Si M. Modi élargit la majorité du BJP à l'Assemblée locale, ses visées nationales se trouveront confortées. A défaut, il risque de se heurter à ses rivaux au sein du BJP, sa famille politique, qui s'emploieront à entraver sa conquête de New Delhi.

En tout état de cause, Narendra Modi est un phénomène politique en soi. Son ombre portée pèse lourdement sur la vie publique indienne. Et surtout sur la manière dont l'Inde est perçue à l'étranger. Le patron du Gujerat incarne un véritable dilemme, celui qui oppose morale politique et efficacité économique. M. Modi est issu d'une extrême droite nationaliste hindoue qui a profondément blessé - surtout dans les années 1990 - les valeurs de la démocratie et l'héritage multiconfessionnel légués par les pères fondateurs Gandhi et Nehru. Les violences perpétrées en 2002 sont le point d'aboutissement d'un travail d'infusion de l'idéologie de l'hindutva - qui pose que l'Inde est existentiellement hindoue en dépit de la présence de minorités religieuses (musulmans, chrétiens, sikhs...) représentant 20 % de la population - entamé de longue date. "Le Gujerat est devenu à partir du début des années 1990 une sorte de laboratoire de l'hindutva,explique Shabnam Hashmi, fondatrice du groupe associatif Action Now for Harmony and Democracy (Anhad). Il a largement contribué à empoisonner les esprits." Le terrain était particulièrement fertile dans cet Etat de la côte occidentale donnant sur la mer d'Arabie. Les affrontements entre hindous et musulmans y étaient déjà fréquents (1969, 1985, 1992), approfondissant la polarisation religieuse de la société gujeratie.

Quand les tueries de 2002 éclatent, M. Modi est à la tête du Gujerat depuis moins d'un an. Sa passivité face au déchaînement de la haine meurtrière antimusulmane, que ses adversaires assimilent à de la complicité objective, n'en finit pas d'entacher son bilan - et ce bien qu'aucune des poursuites judiciaires le visant personnellement n'ait abouti. Dix ans après les événements, la majorité hindoue du Gujerat ne lui tient pas rigueur du rôle en coulisses qu'il a joué à l'époque. "Les émeutes de 2002 ont rétabli une sorte de fierté des hindous, car les musulmans avaient souvent pris l'ascendant dans les accès de violences précédents, souligne Mukul Thakar, journaliste au quotidien Economic Times. Et, aujourd'hui, beaucoup d'hindous craignent que, si Modi perd les élections, les musulmans n'affichent une nouvelle arrogance."

M. Modi est donc un symptôme. Il est d'abord le produit d'une forme d'anxiété identitaire de la majorité hindoue du Gujerat, exaspérée à l'époque par la politique du Parti du Congrès, jugée promusulmane. Après 2002, il consolide son assise personnelle en jouant sur ces peurs communautaires. Il le fait si bien que son autorité devient vite sans limites. Les abus de pouvoir se multiplient. Jusqu'en 2006, des assassinats de jeunes musulmans, déguisés en escarmouches entre policiers et prétendus "terroristes", sont monnaie courante. Ils servent à imposer Modi en "chef antiterroriste", posture très populaire. Mais des enquêtes menées par une poignée de policiers courageux - sanctionnés par la suite - ont permis d'établir que la plupart de ces escarmouches étaient fictives et que les victimes liquidées n'avaient nul passé djihadiste. Au fil du temps, la dérive "autocratique" - selon le mot du journaliste Ajay Umat, du quotidien Times of India - se révèle au grand jour, au point de lui aliéner nombre de ses soutiens historiques. "Les fonctionnaires de l'administration du Gujerat vivent dans une peur permanente de M. Modi", confie un cadre issu du sérail.

Mais voilà, en dépit de sa part d'ombre, M. Modi croit plus que jamais en son étoile, et beaucoup d'Indiens avec lui. Son génie, c'est d'avoir su réinventer son personnage à travers la célébration des succès économiques du Gujerat, mise en scène qui a - partiellement - fait oublier son trouble passé. Le fait est incontestable : le Gujerat affiche des taux de croissance oscillant entre 8 % et 10 %, et l'administration locale fait bon accueil aux investisseurs, nationaux comme étrangers. Quand le groupe Tata a dû quitter en 2008 le Bengale-Occidental en raison d'un violent conflit foncier, M. Modi lui a déroulé le tapis rouge pour qu'il vienne s'installer dans le Gujerat. Commentaire du patron du groupe, Ratan Tata :"Si vous êtes dans les affaires et que vous n'êtes pas au Gujerat, c'est que vous êtes stupide."

Les immeubles rutilant cerclés de verre qui surgissent partout à Ahmedabad affichent clairement les ambitions du Gujerat. Une fois tous les deux ans, M. Modi organise à Ahmedabad un sommet économique - baptisé Vibrant Gujarat -, où le gotha de la communauté d'affaires, indienne et internationale, se presse pour chanter ses louages. Son oeuvre y est encensée comme un modèle d'efficacité économique offrant un brutal contraste avec la corruption et l'horreur bureaucratique observées ailleurs en Inde. M. Modi a d'ailleurs quasiment cessé de se comparer avec cette "autre Inde". Il rêve d'horizons plus vastes. "A ses yeux, le Gujerat se compare avec les "tigres" d'Extrême-Orient, pas avec le reste de l'Inde", décode l'économiste Indira Hirway, directrice du Centre for Development Alternatives.

Mais Narendra Modi n'en fait-il pas un peu trop ? Des voix commencent à s'élever, y compris chez ses partisans, pour s'irriter de la manière dont il glorifie son bilan par la grâce d'une habile politique de communication. "Le Gujerat est une région d'entrepreneurs depuis des siècles, nuance Bhagyesh Soneji, directrice de la chambre de commerce et d'industrie du Gujerat. Le Gujerati a le sens des affaires dans le sang. Nous avons toujours été à l'avant-garde de la croissance indienne. Il n'y a rien de nouveau à ce niveau-là. Le grand apport de Modi, c'est de l'avoir fait savoir, c'est d'avoir lancé sur le marché la "marque" Gujerat. Il a placé le Gujerat sur la carte du monde." L'économiste Sebastian Morris, professeur à l'Indian Institute of Management d'Ahmedabad, donne une version un peu différente :"L'administration a toujours été ici plus ou moins contrôlée par les hommes d'affaires. Cette réalité historique a perduré sous Modi."

On comprend que le patron du Gujerat ait loué les services d'une entreprise américaine de relations publiques afin de réinventer son image. Il lui fallait impérativement sortir du label infamant de "tueurs de musulmans". Le paria Modi polit son profil, en gomme les aspérités, quitte à fâcher certaines sections de sa famille d'origine, l'extrême droite hindoue. Et dans cette oeuvre de réhabilitation l'Occident joue son rôle, tout à l'affût qu'il est de nouvelles plates-formes manufacturières susceptibles de compléter, voire de remplacer, l'atelier chinois.

Les lignes bougent. Après les hommes d'affaires européens ou américains, ce sont les diplomates qui sacrifient au déplacement à Ahmedabad, le dernier chic indien. L'ambassadeur britannique en Inde, James Bevan, y a rencontré M. Modi en octobre après dix années de boycottage, une sanction que les ambassades de l'Union européenne avaient adoptée de concert au lendemain des tueries de 2002."Cette visite aura un effet d'entraînement inévitable sur les autres Européens",prévoit un diplomate européen. Quand on se souvient que Narendra Modi était également persona non grata sur le sol américain, on mesure le chemin parcouru. L'Occident commence à courtiser un éventuel futur premier ministre de l'Inde émergente. Le fameux dilemme du Gujerat va être tranché. Ce sera la prime à l'efficacité économique. La morale politique, elle, ne suscite plus que des soupirs agacés.

Frédéric Bobin - Ahmedabad (Gujerat), envoyé spécial

Repères

 

Population 60,3 millions d'hab.

Religions Hindous : 89 % de la population ; musulmans : 10 %.

Taux de croissance (de 2005 à 2012) 10,08 %.

Proportion d'enfants de moins de 5 ans mal nourris 44,7 %, contre 42,5 % pour la moyenne nationale.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 10:54

Bonjour à toutes et tous,

Nelly Dargent est à nouveau aux côtés de Maître C.M. Shérif  dans le Sud

de l'Inde

pour continuer ses apprentissages dans la discipline du kalarippayat ;

autant dans son système de soin par le massage que dans sa dimension

de mouvement et de self défense : un vaste programme.

Elle est en train de construire un blog pour partager ses expériences et

inviter également d'autres personnes à partager leurs expériences de

cet art, en Inde mais aussi en Europe ...

  Le premier article aborde le thème des

       soins kalari ou " kalari chikitza".

Venez le découvrir. Vos commentaires sont évidement les

bienvenus !!



http://infokalarippayat.blogspot.in/

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 10:44

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Avec la mise en œuvre de politiques économiques d’inspiration libérale au cours des années 1990, l’Inde est devenue un des acteurs de la globalisation et un des principaux pays émergents.

Pour accompagner et favoriser cette évolution, le système financier a subi de profondes modifications, mais les réformes ont été prudentes et graduelles et le rôle de l’État reste important.

Les auteurs de ce numéro soutiennent que si cette prudence a permis à l’économie indienne de faire preuve de résilience dans la crise mondiale débutée en 2008, l’économie indienne suscite aujourd’hui des interrogations croissantes. Le système finan cier semble confronté à la nécessité d’une deuxième vague de réformes. 
L’ensemble des articles fournit au lecteur une vue très complète de l’état actuel du système financier indien largement méconnu en France. Sont abordés successivement les perspectives macrofinancières de l’économie indienne, les enjeux de politique économique et les déséquilibres engendrés par la croissance, et enfin les problèmes structurels auxquels est confronté le secteur financier indien, en particulier la faiblesse du financement des entreprises par le marché, la microfinance et l’inclusion financière. 


À la suite du thème principal, la revue propose trois articles, le premier s’interroge sur le rôle international du dollar, le deuxième propose la création et l’étude de la performance d’un indice boursier « shariah compatible » sur la place financière de Paris, le troisième analyse trois types de liquidités et leurs risques associés. 


 

350pages
Prix : 32,00 €

Description : http://www.aef.asso.fr/images/blank.gif 

Jean-Joseph BOILLOT, Pierre JACQUET

Description : http://www.aef.asso.fr/images/blank.gif 

Ancien conseiller financier en Inde, conseiller économique, club du CEPII. 
Président, Global Development Network.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 14:25

Bibliothèque d'Inde par Stéphane Guillerm.


Un répertoire relativement complet sur les livres sur l'Inde en lngue française, classés par thèmes avec indications pour pouvoir se le procurer.

Une initiative essentielle !!! :-)

 

http://godispop.blog4ever.com/blog/lire-article-718617-9659582-bibliotheque_d_inde_______book_library_about_india.html

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 13:59
En 2013, l'Inde sera le troisième invité d'honneur à Cannes pour son célèbre Festival du Film en hommage des 100 ans du cinéma indien. On devra s'attendre à un défilé de stars indiennes en France !

En 2013, l'Inde sera le troisième invité d'honneur à Cannes pour son

célèbre Festival du Film en hommage des 100 ans du cinéma indien.

On devra s'attendre à un défilé de stars indiennes en France !

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 13:01

 

Suivez avec nous cette aventure franco-indienne en


 Midi Pyrénées


 

Laissez-vous emmener dans un monde enchanté de

 

couleurs,

 

de saveurs et de convivialité !

 


 

Vous souhaitez participer aux activités ?  Vous

 

souhaiter nous aider ?


 

Alors adhérez ! 


  

 

Logo-Karine.jpg 

  • La carte d’adhérent vous permet de bénéficier de prix préférentiels et d’être informés des différentes manifestations.   

  • Vous pouvez aussi adhérer pour nous soutenir et selon vos moyens et votre envie, vous pouvez devenir un membre honorable et bienfaiteur de notre association !  

  • Votre cotisation vous permet de bénéficier de tarifs préférentiels  et être informés des dates des différentes manifestations.  

et votre situation, participer de l’intérieur

 

à nos diverses actions... N'hésitez pas à vous de l'accueil ou de  

 

Vous êtes adhérents ? Quel que soit votre âge, votre situation…

vous êtes Indien ou vous avez vécu en Inde, vous connaissez ce

pays pour y avoir été en vacances, vous êtes amoureux de cette

culture ou un simple curieux…

 

Vous avez des idées, des projets ou souhaitez donner du temps,

faire partager vos connaissances, apporter vos compétences,  

rencontrer des personnes mues par le même intérêt, participer de

l’intérieur à nos actions…

N’hésitez pas à vous renseigner auprès des membres du réseau ou

via le blog : la-porte-de-l-inde.over-blog.com

ou par email : lesportesinde@ymail.com

 

 

 

 

Être adhérent

 

Les Portes de L’Inde est une association fondée entre les adhérents à partir de

 

statuts régis par la loi du 1er juillet 1901, inspirée des mouvements de « réseaux

 

culturels ». Son titre exact est « Réseau Artistique et Culturel Les Portes de L’Inde Midi

 

Pyrénées».


Comme le précisent ses statuts, son but est de définir, de rechercher et de gérer les

 

moyens à mettre en œuvre pour promouvoir la culture indienne dans la région, mais

 

aussi créer, coordonner les activités entre les différentes associations oeuvrant pour


l’Inde, les divers professionnels « indianistes », les amateurs de l’Inde et

 

essentiellement la diaspora indienne de Toulouse.


Il a une vocation culturelle, éducative et familiale et est ouvert à toute personne sans

 

distinction d’âge, de sexe, d’appartenance ethnique ou religieuse, ni de catégorie socio-

 

professionnelle.


Être adhérent vous permet de bénéficier des activités culturelles, créatrices pour les

 

enfants et les adultes ; de participer à la vie culturelle de l’association par le biais des

 

spectacles et des ateliers.


 Être adhérent c’est aussi pouvoir accompagner l’évolution de l’association,

 

rencontrer et échanger avec d’autres personnes, entre autre par le biais de différents

 

groupes (animations, festivals, préparation événement, préparation spectacles,

 

définition des ateliers, développement du réseau et du collectif associatif) ou encore

 

participer au réseau d’échanges de savoirs.


Pour connaître l’état de santé de votre association, vous serez convié chaque année à

 

son Assemblée Générale. Votre présence est essentielle pour débattre et élaborer les

 

projets de cette association culturelle mutualiste.


 

Valable pour un an (de date à date) la carte d'adhésion


vous donne accès à toutes ces actions.


 

- Carte adulte 10€


- Carte jeune, étudiant 8€

 

 

Pour en savoir plus, renseignez-vous auprès des militants

 

associatifs qui font vivre l’association et vous permettent à

 

ce jour de bénéficier des services des Portes de L’Inde. ête 

 

 logo porte de l'inde

                       e 

Siège Social :
Réseau Culturel et Artistique


Les Portes de L’Inde Midi Pyrénées 


16 grande rue Saint Michel A51, 31400 TOULOUSE


tél. 0561576395, email : lesportesinde@ymail.com


http://la-porte-de-l-inde.over-blog.com


FB : LesPortes de L’Inde Réseau Artistique 

 


Loi du 1er juillet 1901 N° d’association W313017038 N° siren 751 078 19700017 

 et votre situation... Vous avez des idées, des projets ou souhaitez donner du temps, rencontrer d’autres personnes,

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 15:38
05/12 | 16:48
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La chambre basse du parlement indien s'est prononcée mercredi en faveur de l'ouverture du marché de la distribution aux groupes étrangers, une réforme emblématique pour le gouvernement du Premier minister Manmohan Singh mais qu'il peine à faire adopter.
Ce vote était uniquement consultatif mais un échec aurait encore compliqué la tâche du cabinet Singh.
La première victoire mercredi remportée par celui-ci - grâce à l'abstention de deux puissants partis régionaux - peut donc lui permettre d'espérer faire adopter d'autres projets prévoyant l'ouverture du marché des fonds de retraite et de l'assurance aux investissements directs étrangers (FDI).
Ces réformes sont jugées importantes par les marchés financiers pour soutenir la croissance, qui a montré récemment des signes d'affaiblissement.
"Les FDI dans la distribution constituaient un test de la solidité du gouvernement et le gouvernement a prouvé qu'il avait le soutien du parlement pour faire avancer de telles réformes", a commenté Samiran Chakraborty, directeur régional de la recherche de Standard Chartered Bank India.
Le marché indien de la distribution, estimé à 345 milliards d'euros reste très fragmenté et peu concurrentiel, ce qui a notamment pour effet de favoriser l'inflation. La réforme défendue par le gouvernement vise donc à favoriser l'installation dans le pays de grands groupes comme l'américain Wal-Mart ou le français Carrefour.
Cette perspective a déjà conduit l'un des partis de la coalition gouvernementale à quitter celle-ci. Et les opposants à la réforme restaient déterminés après le vote de mercredi.
"Ce n'est pas terminé: nous allons nous battre dans les rues", a assuré Shahnawaz Hussain, un élu du parti Bharatiya Janata (BJP), qui avait réclamé le scrutin parlementaire.
Certains opposants estiment que la réforme de la distribution revient à ressusciter la Compagnie des Indes orientales, qui fut longtemps le bras commercial du Royaume-Uni avant l'indépendance du pays.

 

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/reuters-00482724-inde-le-gvt-remporte-un-vote-sur-la-reforme-de-la-distribution-517675.php

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  • Le réseau culturel et artistique&quot; Les Portes de l’Inde&quot; regroupe des membres dont l'ambition est de préserver, protéger et promouvoir le patrimoine culturel, artistique et historique de l’Inde en Midi-Pyrénées.
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