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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 11:20

 

 

 

 

Welcome to Zest Tex


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www.zesttex.com

 


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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 10:33

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 10:31

Près d’un million de fœtus féminins sont avortés chaque année en Inde. Les filles sont considérées comme un fardeau économique par leurs parents, qui doivent s’acquitter d’une dot pour les marier. Révéler le sexe du bébé lors d’une échographie est pourtant interdit en Inde depuis 1994, mais cette pratique se poursuit à cause de l’avidité de médecins sans scrupules.

Le documentaire « It’s a girl » du réalisateur Evan Grae Davis, sorti ce mois-ci sur internet (http://www.itsagirlmovie.com/), dénonce l’élimination massive des filles en Chine et en Inde. En Inde, il manquerait 40 millions de femmes depuis 1980. Et le phénomène ne fait que s’aggraver chaque année. Aujourd’hui l’Inde a rencontré Gita Aravamudan, journaliste et auteur de « Disappearing daughters »*, pour parler de cette tragédie qui met en péril la société indienne.

ENTRETIEN AVEC GITA ARAVAMUDAN

Comment a évolué la situation depuis la sortie de votre livre en 2007 ?

Les choses ont vraiment empiré, le déséquilibre des sexes n’a fait que s’accentuer. Le recensement de 2011 a montré que l’avortement sélectif s’est répandu dans tout le pays, et surtout dans les villes, alors qu’il n’était pratiqué auparavant que dans certaines régions. Maintenant ce qu’il se passe, c’est qu’on veut avoir une « famille sur mesure », avec un ou deux enfants, au lieu de 5 ou 10 auparavant. Les gens préfèrent avoir des fils et ils vont donc éliminer les fœtus féminins, par l’avortement sélectif. Ils éviteront ainsi de payer une dot. La pratique de la dot est aussi illégale en Inde, mais il n’y a quasiment aucun mariage qui se fait sans.

Vous avez constaté que l’éducation des femmes ne fait qu’empirer ce problème de sélection du sexe ?

Quand on regarde les chiffres, plus une femme est éduquée, plus elle aura recours à l’avortement sélectif. Par exemple dans le sud de Delhi, un quartier très aisé, c’est là que le déséquilibre est le plus marqué. C’est vraiment triste de constater cela, vous vous imaginez que grâce à l’éducation, les femmes vont s’épanouir, mais non, c’est là qu’elles meurent.
Dans certaines campagnes, il y a bien des programmes avec des distributions de « primes » pour les familles qui ont des filles. Mais des gens qui vivent en ville, dans une résidence de luxe, dans le confort, que pouvez vous leur offrir qu’ils n’aient déjà ? Le même programme ne peut donc pas être appliqué dans la classe moyenne et supérieure urbaine, où l’avortement sélectif est largement pratiqué.

Pourquoi cette loi, le Pre-natal Diagnostic Techniques Act, 1994 (PNDT), qui interdit de révéler le sexe du bébé à naître, n’est-elle pas appliquée ?

Il est très difficile de l’appliquer. Dans toutes les cliniques, il y a des panneaux qui indiquent « nous ne révélons pas le sexe du bébé ». Donc officiellement personne ne le fait, c’est secret, c’est une sorte de marché noir. Il faut savoir où aller, connaître les personnes qui font ça. Les médecins qui révèlent le sexe utilisent souvent des codes, ils disent par exemple : « vous pouvez préparer des sucreries », les parents comprennent alors que c’est un garçon. Ces médecins se font payer plus cher, 700 roupies au lieu de 300 par exemple, et proposent ensuite un avortement si c’est une fille. L’avortement est légal en Inde dans certaines conditions, mais l’avortement sélectif, pour éliminer une fille, est, lui, interdit. C’est un acte qui reste pourtant facile à pratiquer.
La police, elle, a tellement d’autres crimes à réprimer qu’elle n’a pas le temps de s’occuper de cela. Nous avons d’excellentes lois, mais il faut des réformes sociales, un changement d’état d’esprit.

Les mères elles-mêmes sont-elles désireuses d’éliminer les fœtus féminins ?

Les femmes ont été lavées du cerveau depuis des générations, pour leur faire penser qu’elles sont moins importantes qu’un homme. Comment une femme qui n’a pas d’estime pour elle-même, comment peut elle se dire : « je veux avoir une fille » ? Elle même est dans ce système anti-femme. Elle se dira : « je ne veux pas que mon enfant subisse la même vie que moi ».
Au sein d’une famille, une femme qui a un fils a un meilleur statut. Cela devient donc un but, pour que son mari la respecte, que sa belle-mère la respecte. Il y a aussi une croyance ici que le sexe du bébé est déterminé par la femme, une épouse sans fils peut craindre que son mari divorce pour prendre une autre femme.

Quels sont les risques de cette pénurie de femmes pour la société ?

Définitivement, cela va créer de la violence. S’il n’y a pas de femmes à épouser, de femmes à côtoyer dans la vie quotidienne, il y aura une génération d’hommes frustrés, qui risquent d’être très violents avec les femmes qu’ils vont croiser. Les conséquences vont être terribles. En Chine aussi, les filles sont enlevées, violées. On voit déjà les conséquences, là-bas le ratio est encore pire qu’ici.
Je dirai qu’en Inde, nous n’avons pas encore atteint le point culminant. J’ai encore l’espoir que nous puissions changer d’état d’esprit.

Il risque aussi d’y avoir un « trafic de femmes » ?

Cela existe déjà, dans l’état de l’Haryana, du Pendjab et du Gujarat. Quand je suis allée là-bas en 2005, il y avait déjà une pénurie de femmes. Certains hommes allaient acheter des filles dans les communautés indigènes pauvres, pour se marier. On pourrait penser qu’avec la pénurie de femmes, celles-ci prendraient une valeur, mais non, elles sont encore plus dévaluées. J’ai constaté que comme ces femmes étaient « achetées », elles étaient beaucoup moins bien traitées, et elles n’étaient pas considérées comme leurs égales, étant de castes inférieures. Elles étaient donc utilisées comme esclaves domestiques mais aussi comme esclaves sexuelles. Il arrive que ces femmes « achetées » doivent épouser tous les frères d’une même famille. Et là encore, quand elles sont enceintes, elles doivent avorter les bébés filles. Leur seule utilité est de « produire » des fils.

Quelles solutions alors ?

Je n’en ai pas. Il faut réaliser l’ampleur de cette tragédie. Nous n’avons pas encore atteint le point de non retour. En revanche si nous continuons à plonger…
Bien évidemment il faudrait d’abord faire appliquer la loi interdisant la dot.
Il faut aussi donner aux femmes un poids économique par le travail pour qu’elles aient plus de pouvoir.
Autre mesure, les titres de propriété devraient être enregistrés au nom des femmes. Cela ferait une grosse différence dans la manière dont les femmes sont considérées. C’est déjà le cas dans l’état du Kerala, où il y a un système matrilinéaire. Il est essentiel d’avoir une fille dans sa famille, car c’est à elle qu’on transmet le patrimoine, et à elle seule, pas à son mari. Dans le nord est de l’Inde, il y a aussi d’autres endroits avec ce système matrilinéaire. Cela donne une importance aux filles. Le gouvernement pourrait donc imposer que le patrimoine soit au nom des filles.

*Disappearing Daughters: The Tragedy of Female Foeticide [Anglais], Penguin Books (26 juin 2007)

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 10:28

Des dizaines de milliers d’Indiens, parmi les plus pauvres du pays, ont entamé depuis une semaine une "marche pour la justice" de 350 km vers New Delhi. Ils entendent dénoncer leur mise à l’écart du développement économique et faire valoir leurs droits au partage des terres et des ressources du pays.

Voici plus d’une semaine que plusieurs dizaines de milliers de sans-terres et « laissés pour compte » indiens (les paysans sans terre, les pêcheurs, les intouchables, les chômeurs, les journaliers etc….) ont débuté une marche pour la Justice de 350 km de long (voir carte en "attaché"). Les participants à cette manifestation pacifique intitulée « Jan Satyagraha, en Hindi, « la force de vérité du peuple », traverseront 5 Etats (le Madhya Pradesh, le Rajhastan, l’Uttar Pradesh, l’Haryana et Delhi). Partis de Gwalior dans le Madhya Pradesh, le 3 octobre, les marcheurs vers lesquels convergent d’autres participants venus de tous les Etats de l’Inde, devraient arriver à New Delhi d’ici la fin du mois et totaliser quelque 100.000 personnes selon les espérances des organisateurs.

La foule des marcheurs rassemble, hommes, femmes et enfants, qui, drapeaux verts (symbole de prospérité) et blancs (symbole de paix) à la main, avancent au rythme des tambours et des chants. Leurs revendications portent non seulement sur la nécessité de réformes agraires et du partage des ressources mais aussi sur la mise en place d’institutions pour les mettre en application.

Cette grande manifestation est inspirée de la Marche du Sel, menée par Gandhi en 1930 et a été initiée par le mouvement indien des paysans sans-terre, Ekta Parishad (« forum de l’unité » en Hindi). Ce groupement populaire créé en 1991 par PV Rajagopal agit selon le principe gandhien d’action non-violente et milite afin d’aider le peuple indien à mieux contrôler les ressources naturelles qui lui permettent de subsister (eau, terre et forêts). Deux mille autres organisations se sont jointes à cette action pour défendre les droits et revendications de tous les « plus démunis » en Inde. Ekta Parishad dénonce le fait que le Gouvernement force la population rurale à quitter ses terres et se défaire de ses biens au nom de l’industrie minière, de la protection de la nature et du développement des infrastructures.

Alors que l’Inde est en plein essor économique, 73% de la population vit encore en zone rurale et dépend de l’agriculture familiale pour subsister. Depuis les années 90, les paysans font cependant face à une continuelle chute de leurs revenus agricoles, ils sont sur-endettés et leur misère ne fait que croître. C’est dans cette situation désespérante que les suicides des fermiers criblés de dettes se sont multipliés. On estime que plus de 210.000 d’entre-eux se sont suicidés au cours des 13 dernières années. Selon un rapport du Centre des Droits Humains et de la Justice de l’Université de New York, un paysan indien se suicide toutes les 30 minutes !Les principaux facteurs ayant contribué à dégradation de la situation des paysans indiens sont les suivants :

- le désengagement du Gouvernement indien du secteur agricole (diminution des
investissements, des subsides et des crédits aux paysans. Non développement
de systèmes d’irrigation efficaces).
- L’ouverture du marché agricole indien aux multinationales qui rendent les
paysans encore plus vulnérables de par la compétition sans pitié.
- L’industrialisation croissante de l’Inde qui entraîne la vente des terres
cultivables au détriment des fermiers.

En octobre 2007, Ekta Parishad, avait organisé une marche Janadesh (signifie « le verdict du peuple ») ayant rassemblé 25.000 Participants durant 27 jours à l’issue de laquelle un Comité National pour la Réforme Agraire fut établi par le Gouvernement . Cinq ans plus tard, les organisateurs dénoncent le fait que rien n’a changé et qu’un nombre toujours croissant de personnes sont déplacées après avoir reçu une faible compensation du Gouvernement et la promesse de recevoir des avantages qui n’arrivent jamais.

Depuis le début de la marche, PV Rajagopal est en discussion avec différents Ministres indiens, notamment le Premier Ministre Mohaman Singh, mais également avec les principales entreprises à l’origine des confiscations de terres.
Même s’il est difficile de faire marche arrière par rapport au développement économique rapide de l’Inde, la mobilisation de ces dizaines de milliers de démunis nous rappelle que, seule une politique agraire et de développement rural durable, ainsi que l’accès à l’éducation, permettront aux « laissés pour compte » de sortir du seuil de pauvreté.

 

Aujourd'hui l'Inde

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 10:26

La Cour de Justice indienne vient de lever le mandat d'interdiction du tourisme dans les réserves de tigres. Face au débat houleux qui oppose les conservateurs radicaux et les investisseurs du tourisme, les autorités locales semblent avoir opté pour l'éco-tourisme responsable.

La levée du mandat d’interdiction de tourisme au cœur des réserves de protection des tigres

Ce mardi 16 octobre, La cour de Justice indienne a levé l’interdiction de tourisme qui avait été imposée en Juillet 2012 dans 41 réserves de tigres.

Cette décision fait suite à l’annonce de nouvelles directives émises par l’Autorité Nationale de Protection du Tigre et destinées à mieux protéger ce félin. Il en ressort qu’aucune nouvelle infrastructure touristique ne pourra être créée et que tous les complexes hôteliers déjà existants devront progressivement s’éloigner du coeur même de l’habitat des tigres. Il faut savoir que la plupart des réserves naturelles en Inde sont divisées entre des zones principales, considérées comme « le cœur de la réserve » et des zones “tampon”, qui entourent la réserve de tigres à une distance de 10 Km.

La Cour Suprême de Justice a également déclaré que les Etats étaient libres de contester les nouvelles règles et d’en discuter avec les autorités centrales.

Un bras de fer entre les conservateurs radicaux et les investisseurs du tourisme. La solution : l’éco-tourisme?

Les autorités indiennes prises en tenaille entre les partisans de l’abolition du tourisme du tigre et les investisseurs hôteliers, ont opté pour une solution d’écotourisme responsable.

Il faut savoir qu’un véritable business s’est développé en Inde autour des parcs naturels et que ces derniers accueilleraient entre 180,000 et 220,000 touristes indiens et étrangers par an. La fermeture des réserves de tigres aux touristes en juillet 2012 a effectivement eu un impact économique néfaste, affectant les hôtels et autres établissements d’hébergement étatiques. Dans ce contexte, on comprendra que l’Etat indien ait fait « marche arrière » par rapport au mandat d’interdiction et ait opté pour un tourisme vert et restrictif.

Par ailleurs, selon la majorité des défenseurs de la nature, la limitation du tourisme dans les zones « tampon » des parcs mènerait tout droit au désastre car il créerait du chômage pour les locaux employés par ce business et augmenterait la tentation de braconnage. Ils pensent également qu’un éco-tourisme responsable permettrait de sensibiliser le public international et national à l’importance de la protection du tigre et qu’il n’aurait pas de sens si l’accès était interdit au coeur même des réserves naturelles où on peut le mieux observer les félins.

Les plus radicaux veulent que les tigres soient protégés du tourisme et du braconnage avec la même ampleur. Selon eux, l’accès des touristes au coeur des réserves dérange les tigres et participe à la diminution du nombre de naissances des félins. Ils pensent également que les complexes hôteliers amoindrissent le territoire de vie des tigres et draine beaucoup d’eau, entraînant une diminution du gibier, ces proies potentielles des prédateurs.

Les menaces qui pèsent sur le tigre

D’abord fortement chassé, le tigre est aujourd’hui menacé par trois types de menace:
(1) Le braconnage tout d'abord, qui constitue le danger le plus imminent que doivent subir les tigres. Ils sont chassés pour leur peau, leurs os, leurs dents : un tigre mort rapporte en effet plusieurs dizaines de milliers d'euros. La demande en dépouilles de tigres reste très importante; celle-ci est basée sur une superstition chinoise, liée à la force et la puissance de cet animal. 
(2) La réduction de son habitat due à la démographie galopante des pays asiatiques constitue le deuxième type de menace que subissent les tigres. Les hommes recherchent du bois dans la forêt, des pâturages pour leurs troupeaux... et cela empiète sur le territoire du tigre, un espace qui va de 25km² pour les femelles à plusieurs centaines de km² pour les mâles. (3) La troisième menace concerne la diminution des proies. Chaque tigre consomme en moyenne une cinquantaine de grands mammifères par an : cerfs, daims, etc... La pression démographique contribue là encore à la disparition de ces animaux, qui stressés, se reproduisent moins, sont plus vulnérables. En fait, toute une chaîne est perturbée par cette pression démographique.

Quelques chiffres

Il y a un siècle, environ 100 000 tigres vivaient en Asie, dont 40.000 en Inde. Ils sont aujourd'hui moins de 4 000 à l'état sauvage. La plupart ne survivent que dans des zones protégées. Aujourd'hui, les derniers tigres ne vivent plus que dans quatorze pays : l'Inde, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge, la Malaisie, l'Indonésie (île de Sumatra), la Chine, la Russie et peut-être la Corée du Nord. C'est en Inde que les tigres sont les plus nombreux. Elle comptait 3700 tigres en 2002; 1411 tigres en 2006 et 1706 tigres en 2011.

Les solutions ?

Qu’elle soit proposée par les conservateurs radicaux, par les investisseurs du tourisme ou par les paysans, aucune solution n’est exhaustive. Il faudra donc trouver un juste équilibre entre l’écotourisme; l’implication croissante des populations locales en leur offrant des compensations financières lorsqu’elles sont touchées par les tigres ; une véritable lutte contre le braconnage et enfin, une surveillance constante de l’impact du tourisme sur la vie des tigres.

La solution sera complexe et ouvre la porte a bien des spéculations et débats, alors que la situation de survie des tigres appelle à l’urgence.

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 10:22

Bombay paralysé par les funérailles de Bal Thackeray,
figure du régionalisme d'extrême droite

Le Monde.fr |  19.11.2012 à 09h15  • Mis à jour le  19.11.2012 à 10h44 Par Frédéric Bobin (New Delhi, correspondant régional)
La figurine de Bal Thackeray était omniprésente dans les rassemblements en son hommage, dimanche 18 novembre à Bombay.

 

Le centre de Bombay, capitale économique et financière de l'Inde, a été submergé dimanche 18 novembre par une foule de deux millions de personnes venues rendre un dernier hommage à Bal Thackeray, icône régionale de l'extrême-droite hindoue ayant exercé une profonde influence sur la politique indienne durant près de quarante ans. M. Thackeray est décédé samedi à l'âge de 86 ans. Avec lui disparait une figure majeure de ce qu'on appelle en Inde la "politique de l'identité"("identity politics") qui avait lourdement contribué à la droitisation de la scène politique indienne dans les années 1980 et 1990.

Dispositif policier exceptionnel, foules en pleurs, délégations ininterrompues de dirigeants politiques de tous horizons, de stars de Bollywood, de magnats du monde des affaires : les hommages multiples qui ont accompagné la crémation dimanche de Bal Thackeray dans le parc Shivaji au sud de Bombay disent l'importance que s'était taillé ce tribun populiste à l'héritage politique éminemment controversé. La ville devait continuer à être paralysée lundi.

MILITANT POUR LA CULTURE RÉGIONALE

Durant près de quarante ans, Bal Thackeray aura attisé la fierté régionale des habitants du Maharashtra – l'Etat dont Bombay est la capitale – quitte à enflammer les passions xénophobes ou sectaires visant les migrants venus d'autres régions et les musulmans. Les campagnes déclenchées par le Shiv Sena – l'armée de Shivaji – auront entretenu un climat d'intolérance et de haine ayant souvent débouché sur des affrontements violents. Des musulmans, Bal Thackeray a dit un jour qu'ils "se répandent comme un cancer". Et il a avoué sans mal son admiration pour Hitler, cet "artiste".

Né en 1926, Bal Thackeray a commencé sa carrière comme caricaturiste de presse, notamment dans l'hebdomadaire Marmik qu'il a lui-même fondé. Il est entré en politique dans le contexte du puissant mouvement d'agitation régionaliste qui réclamait à la fin des années 1950 la délimitation des Etats indiens selon le critère linguistique. Ainsi est né en 1960 l'Etat du Maharashtra – la "patrie" des locuteurs du marathi.

Une fois la victoire acquise, ce regroupement de forces locales mêlant droite et gauche s'est démobilisé mais Bal Thackeray capitalisa sur la dynamique amorcée en créant en 1966 une nouvelle formation, l'armée de Shivaji. Après le combat pour la langue, M. Thackeray mobilisa ses partisans autour de la "culture" du Maharashtra à préserver contre les périls extérieurs. Référence mythique du mouvement, Shivaji était un roi hindou du Maharashtra qui avait tenu tête au XVIIesiècle aux empereurs musulmans moghols.

LE SHIV SENA HORS DE CONTRÔLE

Bal Thackeray joua pleinement de cette mémoire de Shivaji pour embraser la fierté des Maharashtriens. Le parti du Congrès au pouvoir à New-Delhi n'hésita pas à l'utiliser pour combattre le Parti communiste, alors influent à Bombay.

Mais le Shiv Sena devint rapidement hors contrôle. Après les "Rouges", il s'en est pris aux Indiens du Sud, accusés d'avoir mis la main sur Bombay. Puis à partir du milieu des années 1980, le Shiv Sena a embrassé la rhétorique antimusulmane de l'extrême droite nationale hindoue. Fin 1992-début 1993, Bombay fut le théâtre de meurtrières émeutes antimusulmanes où les militants du Shiv Sena jouèrent un rôle clé. Dopé par la vague de l'hindouisme militant, le Shiv Sena conquit en 1995 l'Etat du Maharashtra en partenariat avec le Bharatiya Janata Party (BJP), le parti nationaliste hindou. Un an plus tard, Bombay fut rebaptisé en Mumbaï, le nom autochtone.

 

Des Indiennes pleurent la mort du leader régionaliste Bal Thackeray, à Bombay, dimanche 18 novembre.

 

Les années 2000 virent un enracinement du mouvement dans le corps social de Bombay et, au-delà, dans les grandes villes du Maharashtra. Un conflit de famille fit toutefois imploser le parti. Le neveu de Bal Thackeray, Raj Thackeray, fit dissidence et fonda l'Armée de renaissance du Maharashtra (Maharashtra Navnirman Sena, MNS). S'inspirant des méthodes expérimentées par le patriarche, le MNS s'attaqua aux migrants d'Inde du nord (Uttar Pradesh, Bihar...) accusés de voler le travail des locaux. Au-delà de la question migratoire, le MNS comme le Shiv Sena jouèrent à la police idéologique et culturelle, intimidant Bollywood et les cercles universitaires, se livrant parfois à des autodafés de livres bannis.

La question que se posaient tous les commentateurs indiens dimanche soir portait sur l'avenir du Shiv Sena devenu orphelin. La guerre des héritiers va-t-elle repartir de plus belle ? Le parti saura-t-il se repositionner dans un contexte national marqué par le primat des considérations économiques sur les obsessions identitaires ? Dans l'immédiat, Bombay pleure son tribun disparu, figure sulfureuse mais symptomatique des convulsions récentes de l'Inde.

Frédéric Bobin (New Delhi, correspondant régional)

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 08:51
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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 18:20

Séminaire autour de la Professeure de sociologie

 

Amita Baviskar

 

Institute of Economic Growth

Delhi, Inde

 

 

 Good to Eat, Good to Think

India's Changing Food Cultures


 

Lundi 10 décembre à 16h30

Fondation Maison des Sciences de l’Homme

Salle 638, 6è étage
190 avenue de France 75013 Paris


[abstract en pièce jointe]

 


--
Hind Ben Fares
Direction Scientifique- Programme Franco Indien-Bureau 353
190, avenue de France
CS n°  71345
75648 - Paris cedex 13
Tel : 01 49 54 20 20/Fax : 01 49 54 21 33

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21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 18:11

Inde : le terroriste ayant survécu aux attentats de Bombay a été pendu

Par Marie-France Calle le  21 novembre 2012 4h27  | Réagir
Le Pakistanais Ajmal Kasab, seul terroriste ayant survécu aux attentats de Bombay qui avaient fait plus de 166 morts le 26 novembre 2008, a été pendu mercredi matin dans le plus grand secret à la prison Yerawada de Pune. Son recours en grâce avait été rejeté le 5 novembre par le président indien Pranab Mukherjee. Kasab avait passé 4 ans à la prison Arthur Road Jail à Bombay. (photo prise lors du siège de la gare centrale par une caméra de surveillance).
 
La pendaison du militant issu des rangs du groupe djihadiste pakistanais Lashkar-e-Taiba (LeT) intervient à 5 jours du quatrième anniversaire des attentas de Bombay." La sentence a été exécutée", a confirmé RR Patil, le ministre de l'Intérieur du Maharastra. Ajoutant : "Je crois sincèrement qu'il s'agit là d'un hommage rendu à tous les innocents et à tous les agents de la sécurité qui ont perdu la vie lors des attaques de Bombay".
 
Dans la soirée du 26 novembre 2008, dix hommes entraînés au Pakistan avaient pris d'assaut la capitale économique et financière de l'Inde. Arrivés de Karachi en bateau, ils avaient troqué leur embarcation à moteur contre des canots pneumatiques plus silencieux, Les dix terroristes, armés jusqu'aux dents et vraisemblablement drogués, avaient investi plusieurs points stratégiques de la mégalopole, dont la gare centrale, deux hôtels de luxe (Le Taj Mahal et l'Oberoi Trident), le Leopold Café et la Chabad House, le centre Loubavitch.
 
Le siège avait duré 72 heures. Les clients des deux palaces qui n'avaient pas réussi à prendre la fuite avaient été retenus en otage; certains avaient été abattus de sang froid par les  militants islamistes qui tiraient à la cantonade  Dans les deux établissements d'importants incendies avaient éclaté. L'assaut de la Chabad House fut particulièrement long et meurtrier. Le rabbin et son épouse, ainsi que deux pensionnaires avaient été tués eux aussi de plusieurs balles tirés par les fedayins venus du Pakistan. 
 
Sur les dix terroristes, seul Ajmal Kasab avait été capturé vivant. Son procès fleuve fut un véritable psychodrame, émaillé d'une série de déclarations contradictoires, d'aveux et de rétractions de la part du coupable qui était jugé pour haute trahison et acte de guerre contre l'Inde.
 
Depuis sa pendaison ce matin à 7 heures 30, la prison Yerawada de Pune est sous haute surveillance. L'Inde, qui vient de voter contre l'abolition de la peine de mort à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, applique toutefois rarement la sentence. Jusqu'à aujourd'hui, la plupart des observateurs jugeaient que Kasab pourrait bien finir ses jours en prison. Ecoutez et regardez la vidéo ci-dissous:
 
 
 
Kasab avait 25 ans, ce qui signifie qu'il n'était âgé que de 21 ans lorsqu'il a débarqué à Bombay pour sa "randonnée meurtrière".  
Le ministre indien de l'Intérieur, Sushil Kumar Shinde a indiqué que l'ambassade de l'Inde à Islamabad avait informé par lettre les autorités pakistanaises de l'exécution, mais que le Pakistan avait refusé de prendre la missive. Les Indiens l'ont alors envoyée par télécopie.      

http://blog.lefigaro.fr/inde/2012/11/le-terroriste-ayant-survecu-au.html
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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 16:38
La police a arrêté cinq personnes dont une femme pour trafic de parties de tigre. La police du poste de Byash a arrêté Thakchu Lama, propriétaire d'un hôtel local ,ainsi que quatre autres personnes à Gangabagar près Chharung prés de la frontiére entre le Népal et la Chine.
La police a récupéré une grande quantité de peaux de tigre et d'os . Mais, la participation de Lama n'est pas encore prouvé. Lama, qui est originaire de Humla, est gérant de cet hotel.

Police have arrested five people including a woman on the charge of smuggling tiger parts. A police team form the Byash police station arrested Thakchu Lama , a local hotel owner and four others from Gangabagar near Chharung on Nepal-China
border.
Police recovered a huge amount of tiger hide and bones from Lama´s hotel. But, Lama´s involvement has yet to be estalished. Lama, who originally hails from Humla, has been operating a hotel in Gangabagar.
La police a arrêté cinq personnes dont une femme pour trafic de parties de tigre. La police du poste de Byash a arrêté Thakchu Lama, propriétaire d'un hôtel local ,ainsi que quatre autres personnes à Gangabagar près Chharung prés de la frontiére entre le Népal et la Chine. La police a récupéré une grande quantité de peaux de tigre et d'os . Mais, la participation de Lama n'est pas encore prouvé. Lama, qui est originaire de Humla, est gérant de cet hotel. Police have arrested five people including a woman on the charge of smuggling tiger parts. A police team form the Byash police station arrested Thakchu Lama , a local hotel owner and four others from Gangabagar near Chharung on Nepal-China border. Police recovered a huge amount of tiger hide and bones from Lama´s hotel. But, Lama´s involvement has yet to be estalished. Lama, who originally hails from Humla, has been operating a hotel in Gangabagar.
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  • Le réseau culturel et artistique" Les Portes de l’Inde" regroupe des membres dont l'ambition est de préserver, protéger et promouvoir le patrimoine culturel, artistique et historique de l’Inde en Midi-Pyrénées.
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