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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 12:26

mereteresa

 

Tribute to Mother Teresa : Nation marks Mother Teresa's 101st birth anniversary Today we join others in celebrating the birthday of Mother Teresa. Many happy returns of the day. She spent her life providing shelter to the needy and a sympathetic word to those suffering shall always be remembered. Had she been alive today she would have been 101 years old, but unfortunately she died at the ripe old age of 81years.

 

The living saint was born on 26th August 1910 in Skopje, Macedonia. She left this world on 5th September,1997. Mother Teresa was much appreciated by the world as she had received the Nobel Prize for Peace in 1979. Mother Teresa was probably one of the greatest women in the history of the world, who dedicated her entire life for serving humanity. An Albanian Catholic, Mother Teresa was not was not an Indian by birth but dedicated her life for the poverty stricken and grieved masses of India. Her selfless work towards the upliftment of the poverty stricken and down trodden is a glowing inspiration for all. Compassion, dignity and sympathy are the words that can describe Mother Teresa best and her every action was marked by these virtues.

 

Early Life of Mother Teresa Mother Teresa was born in Skopje, Macedonia (thenYugoslavia) on 26th August, 1910. Her original name was Agnes Goxa Bojaxiu and the youngest of the three siblings. She decided to work for the charity and at the age of 17 joined the catholic missionary as a nun. Later when she joined an Irish order, the Sisters of Loreto, she took the name Teresa. Teresa came to India in 1929, and on 24th May, 1931 she took her first religious vows as a nun. At that time Teresa taught geography and cathechism at the St. Mary`s School in Calcutta and was appointed the head mistress of the school in 1944. She was sent back to Darjeeling on being diagnosed with tuberculosis.

 

On the way back to Darjeeling in train she received what she called `the call within the call` and dedicated herself for missionary work following her departure from the Sisters of Loreto in 1948. Mother Teresa`s Social Services Mother Teresa soon became engaged with her charity work and received training on the basics of medicine from the Holy Family Hospital.

She developed a school in the slums for educating the poor children and also aided the poor of their sickness. She was joined in her effort by a group of voluntary helpers who initially rented a house for their selfless work. Later on October 7, 1950 Mother Teresa was granted permission from the Vatican to an order named as the Diocesan Congregation of the Calcutta Diocese which later came to be called as the Missionaries of Charity. The Missionaries of Charity which was set in motion with just 12 members now has thousands serving the poor.

 

With over 500 centres in more than 100 countries, the missionary runs AIDS hospices, orphanages, charity centres worldwide, and caring for disabled, aged, alcoholics, refugees, the blind, the poor and homeless and victims of floods, epidemics and famine in Asia, Africa, Latin America, North America, Poland, and Australia. In 1952 the Home for the dying was made available by the city of Calcutta. Mother Teresa also opened a hospice Shanti Nagar for the leprosy patients and Nirmala Shishu Bhavan for orphans and homeless children. In 1966 Mother Teresa founded the Missionaries of Charity Brothers.

Her missionaries outstretched to the corners of the world and established themselves in countries like Venezuela, Rome, Tanzania, Austria, Asia, Africa, Europe and the United States. Soon homes began to spring-up for drug addicts, prostitutes, battered women, orphanages and schools for poor children around the world. In 1985, Mother Teresa also developed hospice in New York for the AIDS victims. Mother Teresa travelled to far off countries to meet the needs of the destitute. She went to render service to the hungry in Ethiopia, radiation victims at Chernobyl, and earthquake victims in Armenia. Prizes and Honours For her selfless and devoted service for the deprived and underprivileged,

Mother Teresa won the most coveted and the prestigious Nobel Peace Prize and the Pope Jon XXIII in the year 1979.

 

She also received the Medal of Freedom, the highest US civilian award. She has been also bestowed with honorary US citizenship. For her extraordinary contribution to humanity she was bestowed with the Padma Shree award in 1962 and the Jawaharlal Nehru Award for International Understanding in 1969.

In 1980 she was honoured with India`s highest civilian award by the Indian government, the Bharat Ratna award. The Mother left the earthly abode on 5th September, 1997.


She was given a state funeral by the Indian Government in appreciation of her self-sacrificing service to the nation.

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 12:19

 

 

Hommage à Mère Teresa : la Nation marque le 101ème anniversaire de la naissance de Mère Teresa Elle a passé sa vie à donner l'abri aux indigents et à ceux dans la souffrance. Si elle vivait encore aujourd'hui, elle aurait 101 ans, mais malheureusement elle est morte à l'âge de 81 ans.

La sainte est née le 26 août 1910 à Skopje, en Macédoine. Elle a quitté ce monde le 5 septembre 1997. Mère Teresa était aimée dans le monde entier. Elle avait d’ailleurs  reçu le Prix Nobel pour la Paix en 1979.

 

mereteresa


 Mère Teresa était probablement une des plus grandes femmes de l'histoire du monde, qui a consacré sa vie entière au service l'humanité. Catholique albanaise, Mère Teresa n'était pas Indienne de naissance, mais elle a consacré sa vie pour la population la plus pauvre d’Inde.

La compassion, la dignité et la sympathie sont les mots qui peuvent décrire le mieux Mère Teresa et chacune de ses actions a été marquée par ces mêmes vertus.


Son véritable nom était Agnes Goxa Bojaxiu. Elle était la plus jeune dans une famille de trois enfants. Elle a décidé de s’engager dans des œuvres de bienfaisance à l'âge de 17 ans. Elle rejoint alors une mission catholique et devient religieuse. Plus tard quand elle intègre une communauté irlandaise, les Sœurs de Loreto, elle prend le nom Teresa.

Teresa est arrivée en Inde en 1929 et le 24 mai 1931 elle y prend ses premiers vœux religieux. À ce moment-là Teresa enseigne la géographie et catéchisme à l'école Ste. Mary de Calcutta et en est nommée directrice en 1944. Elle est ensuite envoyée à Darjeeling en lors d’une épidémie de tuberculose. C’est dans le train pour Darjeeling qu'elle a reçu ce qu'elle appelait « l'appel dans l'appel » et qu’elle se consacre entièrement au travail de missionnaire après avoir quitté les Sœurs de Loreto en 1948.


Mère Teresa  se forme à la médecine à l'Hôpital de la Sainte Famille.

Elle crée des écoles dans les bidonvilles pour instruire les enfants pauvres et aider les malades. Elle est rejointe dans ses efforts par un groupe d'aides volontaires. Au début, elles louent  une maison pour leur travail bénévole. Plus tard, le 7 octobre 1950, le Vatican lui accorde le droit de créer son propre ordre religieux qu’elle appelle la Congrégation Diocésaine de Calcutta qui sera ensuite connu sous le nom des Missionnaires de la Charité en 1966.


Les Missionnaires de la Charité, qui débuté avec uniquement 12 membres, sont maintenant des milliers au service des plus déshérités. Il y a maintenant plus de 500 centres dans plus de 100 pays, des hospices pour les malades du sida, des écoles de missionnaire, des orphelinats, etc.  Les œuvres de charité se concentrent autour des handicapés, des personnes âgées, des alcooliques, des réfugiés, des aveugles, des pauvres et des sans abri mais aussi des victimes d'inondations, d’ épidémies et de la famine en Asie, en Afrique, en Amérique Latine, en Amérique du Nord, en Pologne et en Australie.

 En 1952, Mère Teresa décide de s'occuper des mourants et demande un lieu à la mairie de Calcutta, qui lui offre un local à Kaligat proche du temple à la déesse hindoue Kāli. Mère Teresa ouvre aussi un hospice Shanti Nagar pour les lépreux et un hospice Nirmala Shishu Bhavan pour les orphelins et les enfants sans abri.

Bientôt elle crée des maisons pour les toxicomanes, les prostituées, les femmes battues, des orphelinats et des écoles pour les enfants pauvres, dans le monde entier.


En 1985, la Mère Teresa crée l'hospice de New York pour les malades du sida.

Elle va en Ethiopie lors de la famine, elle va rencontrer les victimes des radiations à Tchernobyl et les victimes du tremblement de terre en Arménie.


En 1969 les missionnaires de la Charité sont reconnues de droit pontifical. En 1971 Mère Teresa reçoit le prix Jean XXIII du pape Paul VI, ce qui marque le début de la reconnaissance mondiale de son œuvre.

Le 17 octobre 1979, Mère Teresa reçoit le prix Nobel de la Paix qu'elle accepte « au nom des pauvres ». Elle reçoit aussi la Médaille de la Liberté, la récompense civile américaine la plus haute. On lui accorde alors la citoyenneté américaine honoraire. Pour sa contribution extraordinaire à l'humanité elle se voit accordé le Padma Shree en 1962 et par Jawaharlal Nehru, la Récompense  de la Compréhension Internationale en 1969. En 1980 elle est honorée par l'Inde en recevant la récompense civile la plus haute par le gouvernement indien, le Bharat Ratna.


En 1989, Mère Teresa est victime d’un arrêt cardiaque, et elle décide de démissionner de la charge de supérieure des Missionnaires de la Charité. Elle est cependant réélue en 1990. Elle continue ses voyages malgré sa santé fragile, et fonde une maison en Albanie, pays de sa naissance. En décembre 1991 elle est de nouveau victime d’un arrêt cardiaque, elle se repose mais reprend ses visites dans le monde entier, cherchant à fonder en Chine.

Mère Teresa a une tumeur à l'estomac. Le 5 septembre 1997, elle est amenée d'urgence à l'hôpital ; c'est vers 14h30 qu'elle décède des suites de cette tumeur.

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 18:01

Auteur : NICOLAS BOERO, PHILIPPE GOUGLER, FRANÇOIS GALL
Durée : 52 minutes

Realisateur : NICOLAS BOERO
Production : STEP BY STEP PRODUCTIONS
Participation : FRANCE TÉLÉVISIONS

Prochaine diffusion :
jeudi 25 août 2011 à 21:34 sur France 5

Le Resume :

Voyager en train est la garantie de recevoir de plein fouet le choc culturel et spirituel propre à l'Inde.

A Delhi, Philippe Gougler tombe sur un mausolée musulman en plein milieu d'une gare. Les fidèles s'y retrouvent entre deux trains.

Après un passage au somptueux Taj Mahal, Philippe pousse les portes d'un temple sikh pour voir comment les fidèles préparent chaque jour un gigantesque repas auquel tout le monde est convié.

Philippe poursuit son voyage à Gwalior et monte à bord d'un incroyable train miniature qui sillonne encore la région. Non loin de là, il rencontre un moine Jain qui a renoncé à tout ce qu'il possède.

Enfin Philippe prend un train à Bénarès, ville sacrée qui accueille chaque jour des milliers de pèlerins.

Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants.
MOTS CLES

EN LIGNE :
http://documentaires.france5.fr/documentaires/des-trains-pas-comme-les-autres/inde-du-nord

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 16:55

À sa naissance, son père déclara magnifiquement: «Il s'appelera Robindra, le soleil. Comme lui, il ira par le monde et le monde sera illuminé».  Raymond Veisseyre

Biographie

« Rabindranath Tagore naquit le 7 mai 1861. Vers la fin du XVIIe siècle, ses ancêtres avaient quitté leur terre natale pour s'établir à Govindpur, l'un des trois villages qui plus tard devaient constituer Calcutta. Avec le temps, la famille Tagore qui prospérait dans les affaires et la banque, acquit des biens et des intérêts commerciaux considérables; en effet, elle avait tiré des profits considérables de la puissance croissante de la British East India Company. Le grand père de Rabindranath, Dwarkanath Tagore, vivait luxueusement et brava l'interdit religieux hindou de l'époque pour voyager en Europe, tout comme son contemporain, Rammohan Roy, le réformateur social et religieux du XIXe siècle.


Roy lança en 1828 un mouvement de réforme religieuse qui devint célèbre sous le nom de Brahma Samaj. Le grand-père de Rabindranath soutint Roy dans les efforts qu'il déployait pour réformer la société hindoue et le fils de Dwarkanath, Devendranath Tagore, devint, lui aussi, un ardent partisan du mouvement Brahma Samaj. Pour en encourager la propagation, il créa en 1863 un centre de méditation où l'on pouvait séjourner sur des terres qu'il possédait à environ 150 km de Calcutta, en un lieu appelé Santiniketan, le «havre de paix». Bien que profondément ancrée dans les traditions hindoues et musulmanes, la famille de Tagore contribua généreusement à l'introduction en Inde d'un enseignement de type occidental, en particulier à la création d'établissements où l'on pouvait étudier les sciences et la médecine. Toutes ces circonstances expliquent l'attitude qui devait être celle de Rabindranath Tagore à l'égard de la vie : respect de la tradition et goût de l'innovation.


Le père de Rabindranath était l'une des figures marquantes d'une société bengali qui s'éveillait à elle-même. Il avait fréquenté pendant un certain temps l'école anglo-hindoue de Rammohan Roy dont le caractère, les idéaux et la piété l'avaient fortement influencé.


Devendranath Tagore était versé dans les philosophies occidentales et, bien que profondément religieux, n'acceptait pas tous les préceptes de l'hindouisme. Il devait avoir une profonde influence sur la façon de penser de son fils et sur son comportement dans la vie.

Rabindranath était le quatorzième enfant de la famille. Ses frères et sœurs étaient poètes, musiciens, dramaturges, romanciers, si bien que la musique et la littérature régnaient dans la maison des Tagore. La famille s'intéressait aussi à diverses activités à l'échelon national. À l'époque de la naissance de Rabindranath, le Bengale était le théâtre d'importantes transformations. Iswar Chandra Vidyasagar avait essayé de changer la situation des femmes dans la société. À côté des écoles traditionnelles dispensant un enseignement en sanscrit, on créait des écoles où les cours étaient donnés en anglais. Vidyasagar avait ouvert dans différentes localités du Bengale – pratiquement sans aucun soutien des pouvoirs publics - des écoles dans lesquelles l'enseignement se faisait en bengali. Il avait aussi créé un centre pour former les maîtres de ces écoles. Rabindranath fréquenta l'une de ces écoles et, comme il le dit lui-même, y acquit son amour de la langue et de la littérature bengalis. Il fut également envoyé dans un certain nombre d'écoles anglaises, mais l'enseignement lui déplut et, de surcroît, il ne souhaitait pas qu'il lui fût dispensé dans une langue étrangère.

Vers l'âge de quatorze ans, il abandonna progressivement la scolarité de type formel et poursuivit ses études chez lui, travaillant seul ou avec l'aide de précepteurs dans différentes disciplines; il eut aussi des professeurs de lutte, de musique et de dessin. La forme que prirent ses premières années d'études devait laisser en lui une marque profonde (2).


Lorsque Rabindranath eut douze ans, son père l'amena au centre de méditation de Santiniketan, créé en 1863. Pendant le bref séjour qu'ils y firent, Devendranath donna à son fils des leçons de sanscrit et d'astronomie, et lui enseigna les Écritures qui formaient la base de sa religion réformée. Les leçons terminées, Rabindranath était libre de vagabonder par monts et par vaux. Le programme resta le même lorsque le père et le fils poursuivirent leur voyage pour demeurer quelque temps à Dalhousie, au pied de l'Himalaya: là aussi, l'exploration des montagnes et des forêts succédait aux leçons de sanscrit, de littérature anglaise et de religion. Après la vie citadine de Calcutta, cette communion avec la nature fut une révélation.


Les liens étroits et affectueux qui s'instaurèrent entre le maître et l'élève étaient, eux aussi, complètement nouveaux. C'est cette expérience d'enfant - celle d'un élève suivant avec enthousiasme les leçons d'un noble professeur, son père, dans un cadre plein d'agrément - qui amena Rabindranath à créer une école à Santiniketan, en 1901.


En 1878, lorsque Rabindranath eut dix sept ans, son père l'envoya étudier à Londres car il le destinait à la fonction publique indienne ou à la profession d'avocat. Rabindranath passa l'examen de fin d'études secondaires (matriculation) puis s'inscrivit à University College, à Londres. Il en vint à aimer ses cours de littérature anglaise et prit plaisir à découvrir la vie sociale et la musique occidentale. Pourtant, il rentra brusquement chez lui au bout de dix huit mois sans avoir terminé ses études. Il avait toutefois acquis le sentiment que la nature humaine était peut-être partout la même.


De retour en Inde, il poursuivit seul son éducation et exerça ses talents créateurs d'écrivain et de musicien. Son recueil de poèmes en bengali intitulé Sandhya Sangeet (Chants du soir) parut en 1882. C'est à peu près à cette époque qu'il eut une sorte d'expérience mystique, au cours de laquelle il perçut l'unité de tout ce qui existe, lui-même étant partie intégrante de ce tout. La même année, il écrivit son célèbre poème Nirjharer Swapna Bhanga (Le réveil de la source) et prit conscience de son talent particulier de poète. De 1884 à 1890, il publia plusieurs volumes de poèmes et quantité d'oeuvres en prose – articles, critiques, pièces de théâtre et romans. Tagore se maria à vingt trois ans. Déjà, tout en poursuivant ses travaux littéraires, il avait commencé à partager les responsabilités religieuses de son père. En 1890, il se rendit pour la deuxième fois au Royaume-Uni, mais revint au bout d'un mois pour s'occuper des propriétés familiales.


Cette responsabilité lui apporta de nouvelles sources d'inspiration. Jusque-là, ses travaux littéraires avaient surtout été des oeuvres d'imagination, mais il commençait maintenant à acquérir une expérience directe et intime de la vie misérable des paysans pauvres au Bengale. Cette nouvelle expérience transparaît dans Galpaguccha (Un bouquet d'histoires, 1900) ainsi que dans les nombreuses lettres qu'il écrivit à sa nièce, publiées par la suite sous le titre de Chhinnapatra (Lettres déchirées) et Chhinnapatravali (Collection de lettres déchirées), et qui sont considérés comme des oeuvres maîtresses de la littérature bengali, tant par leur style que par la manière dont la campagne bengali y est décrite.


Tagore était accablé par la misère économique, sociale et politique des paysans. Voici ce qu'il écrivit plus tard à ce propos:


Nos prétendues classes responsables vivent dans l'aisance parce que l'homme ordinaire n'a pas encore compris sa situation. Voilà pourquoi le propriétaire le bat, le prêteur sur gages le tient à la gorge, le contremaître le maltraite, l'agent de police l'escroque, le prêtre l'exploite et le magistrat lui fait les poches (3).


Tagore était convaincu que l'on ne changerait pas cette situation en faisant appel aux sentiments religieux du propriétaire, de l'agent de police ou du prêteur sur gages. Dans la société, ce n'est pas la charité qui fait loi mais la nécessité. Il faut donc avant tout que les êtres perçoivent le lien qui fait d'eux une société. S'il est une voie qui peut conduire à cette prise de conscience, c'est l'éducation. Tagore comprit, à partir de sa propre expérience des attitudes des paysans et de leur comportement social, que la force ne pourrait être engendrée que dans une société villageoise autonome, prenant elle-même les décisions la concernant et déterminant son propre rythme de croissance. Il n'a cessé de revenir dans différents contextes sur ce thème de l'autosuffisance locale, des initiatives locales, de l'encadrement et du gouvernement locaux centrés sur la coopération. Tel pourrait être le point de départ d'une réorganisation de la société rurale fragmentée de l'Inde, d'une vie meilleure. Tagore savait que l'éducation et les conseils de village ou Panchayats étaient les seuls instruments existant du changement économique et social, et que les villageois auraient besoin d'aide extérieure, sous diverses formes, pour accomplir ce changement. Selon ses propres termes: «La pauvreté naît de la désunion, et la richesse de la coopération. Quel que soit l'angle sous lequel on se place, telle est la vérité fondamentale de la civilisation humaine (4)».


Jeune propriétaire terrien administrant les biens de sa famille, Tagore en vint à comprendre comment l'éducation et la coopération pourraient transformer la vie rurale et se mit à réfléchir aux problèmes de l'éducation. Parlant en public des «vicissitudes de l'éducation (5)», il plaida passionnément pour l'utilisation de la langue maternelle. C'est aussi de cette époque que datent ses débuts dans l'enseignement. Il créa une école à Seliadah, où se trouvait son domaine, et y envoya ses propres enfants. Les élèves s'y familiarisaient avec diverses disciplines, dont l'anglais qu'enseignait un professeur anglais. Tagore commença aussi à installer des coopératives, des écoles et des hôpitaux dans les villages situés sur ses terres et s'efforça d'introduire de meilleures méthodes d'agriculture et d'élevage. Il poursuivait en même temps son oeuvre littéraire. Tagore a appelé cette période le Sadhana - préparation, réflexion, austérité et auto-éducation en vue d'une vie sociale active. Il vivait soit à Seliadah, soit sur son bateau sur la rivière Padma, visitant les villages, parlant aux habitants et les écoutant parler de leurs difficultés. C'est ce qu'il apprit alors qui servit de base à ses expériences ultérieures dans le domaine de l'éducation.


Il quitta Seliadah en 1901 pour s'établir à Santiniketan où, avec le consentement de son père, il créa un pensionnat. L'école brahamacharyashram (ou ashram) fut inaugurée le 22 décembre 1901. Elle n'avait que quelques élèves – dont le propre fils de Rabindranath Tagore - et un nombre égal d'enseignants. Maîtres et élèves vivaient ensemble dans un cadre naturel, acceptaient la règle de l'austérité, et travaillaient souvent avec leurs mains. Sur les cinq enseignants, trois étaient chrétiens, dont deux catholiques, et le troisième était le professeur d'anglais du fils de Tagore à Seliadah. Choqués par cette situation, les Hindous orthodoxes se tinrent à l'écart. Les élèves ne payaient pas de droits de scolarité, Tagore lui-même prenant toutes les dépenses à sa charge. L'ashram se développa avec le temps, à mesure que la réputation du poète grandissait.


La vie à Santineketan laissa sa marque sur le travail littéraire de Tagore. Il raconta l'Inde d'hier et d'aujourd'hui et exalta la noblesse de l'abnégation. Il publia aussi des romans plus réalistes tels que Choker Bali [Vision d'horreur] (1901), Naukadubi [L'épave] (1903) et Gora (1910). Il était à la recherche de l'Inde éternelle qui crée l'unité dans une étonnante diversité de races, de cultures et de religions.


En 1912, Tagore repartit pour le Royaume-Uni. Certains de ses poèmes et ses écrits, déjà traduits en anglais, avaient retenu l'attention du célèbre peintre anglais, Sir William Rothenstein, ainsi que du poète W.B. Yeats. Tagore fit une telle impression sur les écrivains et intellectuels britanniques qu'il fut immédiatement accepté comme un grand poète et l'un des leurs. Il reçut le prix Nobel de littérature en novembre 1913 et revint en Inde après un séjour aux États-Unis d'Amérique, où il donna la série des conférences Sadhana (L'accomplissement de la vie, 1913). En 1916, Tagore repartit, pour le Japon, puis pour les États-Unis, donnant des conférences qui devaient par la suite être publiées en deux volumes sous les titres de Nationalism [Nationalisme] et Personality [Personnalité] (1917).


Cette expérience internationale fit naître en lui une nouvelle idée: il devait mettre son pays en contact avec le reste du monde. Il sentait qu'un nationalisme étroit et excessif conduisait les hommes et les pays sur la voie du conflit, et qu'une institution devait avoir pour rôle de mettre en lumière l'unité des cultures du monde et des courants de connaissance. Pour lui, Santiniketan était cette institution et déjà, envisageait la création de Visva Bharati, centre international de culture et d'études humanistes. La première pierre de Visva Bharati fut posée le 24 décembre 1918. Une autre institution, appelée Sri Niketan, fut créée en 1921 (6).(...) Le poète mourut en 1941.»


Notes

(2) Rabindranath Tagore, «My School» [Mon école], dans: Personality, Londres, Macmillan, 1917. On trouvera un récit détaillé de ses premières années d'école dans: Souvenirs, Paris, Nouvelle revue française, 1924 (traduction de Jivan Simiti); et dans Souvenirs d'enfance, Paris, Gallimard, 1985 (traduction de Chhelebela).

(3) R. Tagore, Social Work [Travail social], 1915; traduit en anglais par B.N. Ganguli pour le Séminaire sur «Le facteur humain dans la croissance de l'économie rurale», dans Visva Bharati Quarterly (Santiniketan), vol. VII, 1961, p. 19 à 30.

(4) Ibid.

(5) R. Tagore, «Shiskar Herpher» (1892) dans Siksha [Collection d'essais sur l'éducation], Visva Bharati, 1990, p. 17 à 19, paru en français sous le titreR. Tagore, vers l'homme universel, Paris, Gallimard, 1986.

(6) K. Kripalani, Rabindranath Tagore: a Biography [Biographie de Tagore], Santiniketan, Visva Bharati; B. Chandhusi et al. (dir. publ.), Introduction to Tagore [Introduction à Tagore], Santiniketan, Visva Bharati, 1982; Bhabatosh Dutta, A Short Biography [Biographie sommaire], Santiniketan, Visva Bharati



Source: Narmadeshwar Jha, Rabindranath Tagore (1861-1941), Perspectives: revue trimestrielle d'éducation comparée (Paris, UNESCO: Bureau international d'éducation), vol. XXIV, n° 3/4, 1994 (91/92), p. 631-648.

 

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 13:44

Bonjour,link

Nous serions heureux de vous accueillir à l'occasion de l'Hommage à Rabindrânâth Tagore à la Maison de l'UNESCO le 12 septembre 2011 ainsi qu'à l'occasion du Forum international le 13 septembre. Plus d'informations sur www.unesco.org/new/TNC

Si vous désirez plus d'une invitation (valable pour deux personnes), merci de nous contacter à tnc-reconciled@unesco.org.


      Antonia Leroy

      Division of Thematic Programmes for Diversity, Development and Dialogue
      Culture Sector

      UNESCO
      125, rue de Suffren
      75007 Paris 7, SP France

      Bureau 1.31 Coordination des événements


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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 22:08

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Ganesh Chaturthi (Fête de Ganesh) est une fête indienne au cours de laquelle le Dieu hindou Ganesh, fils de Shiva et de Parvatī est vénéré.

Cette fête est également connue sous le nom de Vinayaka Chaturthi ou Vinayaka Chavithi en sanskrit, kannara, tamoul ou télougou.

Cette fête, célébrée dans toute l'Inde, est particulièrement populaire dans le l'État du Maharashtra (Mumbai, Pune). Ganesh Chaturthi pendant le mois de Badhra ou Bhādrapad, sixième mois du calendrier hindou, qui correspond environ à la période du 20 août au 15 septembre du calendrier grégorien. La fête dure toujours un nombre impair de jours, jusqu'à onze, voire treize.

Le premier jour de la célébration, les Indiens, après s'être baignés en signe de purification, vont acheter une représentation de Ganesh, que l'on trouve de toutes tailles (de quelques centimètres à plusieurs mètres de hauteur) et la rapporte en procession chez eux où elle est installée sur un autel, et décorée. L'idole est alors conservée plusieurs jours pendant lesquels des prières sont récitées matin et soir à son intention, et des offrandes (notamment des sucreries) lui sont faites.

Le dernier jour de la célébration, les statues sont portées en procession vers le lieu de leur immersion (mer, lac, rivière, réservoirs d'eau creusés pour l'occasion, voire un seau d'eau...) par les dévots qui scandent « Ganapati bappa morya ! Mangal moorti morya ! » (« Père Ganapati, reviens-nous ! Toi qui portes chance, reviens-nous ! »

 

Cette année, Ganesh Chaturthi tombe le 1er septembre.

A Paris, afin de célébrer l’anniversaire du Dieu, un grand défilé est prévu le 28 août 2011.

 

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Tous les ans, à Paris, à une date mobile correspondant à la pleine lune de début septembre, le temple de Ganesh, le SRI MANIKAR VINAYAKAR ALAYAM, 72, rue Philippe de Girard dans le 18 ème arrondissement, organise une fête commémorative de la naissance du dieu le plus populaire et le plus aimé des Hindous. C'est la Ganesha Chaturthi. Cette manifestation donne lieu, en Inde et plus spécialement à Bombay (Mumbai), à des cérémonies religieuses durant dix jours auxquelles assistent des millions de personnes. Elles culminent avec le défilé dans les rues de gigantesques effigies de Ganesh. A la fin de cette dixième journée, les statues, constituées de matières fragiles, souvent d'argile, sont immergées dans la mer pour redevenir les éléments naturels à partir desquels on les avait façonnées.


A Paris un char, magnifiquement décoré d'une profusion de fleurs, sert de cadre pour accueillir la superbe statue de Ganesh en bronze doré qui demeure habituellement dans le temple. Un second char célèbre le frère de Ganesh, le dieu Skanda, que l'on nomme encore Karttikeya ou Murugan dans le sud de l'Inde. Ces chars sont tirés par des dévots dans les rues, au milieu d'une liesse populaire, dans une ambiance empreinte de ferveur, où se rassemble la communauté Hindoue de France, mais également de nombreux Parisiens venus là qui par curiosité, qui par sympathie.

 

Fancy Blue OM

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 21:52

La Porte de l'Inde2(1)  

Les arts et la culture indiens acquièrent un intérêt et une reconnaissance accrus en France grâce à leur innovation et une démystification des diverses pratiques artistiques. Il existe un besoin irrésistible de révéler des courants de traditions indiennes épurées de toute connotation religieuse ou mystique. Ceci s’inscrit dans une mouvance globale mondiale.

« Des efforts doivent être fournis pour promouvoir les échanges culturels avec l’Occident. Cela est crucial pour le développement » dit Sangeeta Bahadur, Députée-Directrice- Générale du Indian Council for Cultural Relations (ICCR) lors d’une rencontre le 9 juin au Convention Center de Toronto (Canada)

 

Nous pouvons inscrire le réseau « La Porte de l’Inde » dans la lignée du Nehru Centre de Londres qui fait la promotion de toutes les formes d’arts indiens, et servir de fenêtre sur l’immense diversité de la culture de l’Inde.

 

 

Ce réseau propose :

-          une identification claire de tous les acteurs du monde de l’art indien en Midi-Pyrénées.

-          Un regroupement de tous ces partenaires liés par une Charte

-          Un lieu d’échanges culturels et artistiques

-          un programme d’actions et d’activités relatifs aux traditions indiennes

-          des discussions ou débats sur des sujets visant la promotion de la culture et des arts indiens en Midi-Pyrénées et les échanges avec l’Inde

-          d’ouvrir des ponts entre les divers membres du réseau et des ponts avec des artistes en Inde

-          un mouvement qui s’engage et se connecte avec la diaspora indienne en Midi-Pyrénées

 

Ce réseau est :

-          une initiative qui crée des opportunités mutuelles pour une bonne coopération et cohésion entre tous les acteurs des « arts indiens »

-          Une connexion entre les amoureux de l’Inde et les racines même de cette culture

-          Les deux pays trouvent un grand intérêt dans la coopération et la collaboration de tous les acteurs des arts indiens.

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 21:41

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  • Le réseau culturel et artistique" Les Portes de l’Inde" regroupe des membres dont l'ambition est de préserver, protéger et promouvoir le patrimoine culturel, artistique et historique de l’Inde en Midi-Pyrénées.
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