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28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 17:48

 

Pour préparer sa 14° Edition (10-18 avril 2021), le Festival Made in Asia organise un
concours photo sur le thème de la fête des couleurs Indienne « HOLI », en

collaboration avec lˏAssociation Les Portes de lˏInde.

Comment participer ?
Cˏest très simple !
1. Prends une photo de ce que représente « Holi » pour toi : une atmosphère, une couleur,
un lieu, une personne, une activité, un mouvement...
2. Envoie ta photo à contact@madeinasia.fr , au plus tard le 28 mars 2021 à minuit (date
officielle de la fête des couleurs)
3. Abonne-toi à la page Facebook Made in Asia pour suivre lˏavancée du concours et
lˏannonce des gagnants

Qui peut participer au concours ?
Absolument tout le monde. Un smartphone et un peu dˏimagination suffisent ! Si tu es mineur.e,
et que tu apparais sur la photo, tu auras besoin dˏenvoyer une autorisation parentale avec ta photo.

Quels sont les prix ?
• 1er prix : Instrument de musique de relaxation dˏune valeur de 150˨
• 2ème prix : Chaise-Hamac dˏune valeur de 65˨
• 3ème prix : Cure de soin dˏune valeur de 45˨
• Un "prix jeunesse" pour les participants de - de 12 ans, et des lots de consolation pour tous
les participants (autour des thèmes de lˏInde et de la méditation) sont également prévus !

Quels seront les critères du jury ?
Nous sélectionnerons les 3 photos gagnantes selon ces critères :
• Adéquation avec le thème des couleurs
• Adéquation avec le thème de lˏInde
• Originalité de la mise en scène

Quelle qualité doit avoir ma photo ?
Nous nˏavons aucune exigence de qualité, ta photo peut aussi bien être prise avec un téléphone,
quˏune caméra professionnelle, ce nˏest pas ce qui compte !

Quand seront annoncés les gagnants ?
Le 6 avril, sur Facebook et par email. Toutes les photos seront postées sur notre page Facebook,
avec mention du nom des auteur.e.s
Les prix seront à récupérer dans les locaux du Festival Made in Asia (50, rue dˏAubuisson,
Toulouse). Ils peuvent également être livrés chez toi, si tu habites loin de Toulouse.

 

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14 octobre 2020 3 14 /10 /octobre /2020 19:13

                                                

BILAN de

LA JOURNÉE MONDIALE

Du YOGA 2020

Toulouse

_______________________________________________________

 

      

Sous le Haut Patronage de l’Ambassade de l’Inde  & en partenariat avec la Mairie de Toulouse

                                      

                           

                                                

Rappel des objectifs

 

 

Il s’agit de présenter les différentes écoles de yoga et de méditation, de promouvoir les activités des associations, des fédérations et écoles de yoga auprès du public toulousain, de présenter tous les autres acteurs du secteur indianiste, les associations humanitaires, les artistes et les artisans.

La Journée internationale du yoga a lieu chaque année normalement le 21 juin. Or cette année, les raisons sanitaires nous ont obligés à la repousser en septembre. Malgré la situation, les écoles de yoga et de méditation de la région ont réuni les élèves, leurs professeurs et un large public de passionnés.

Toulouse À L’Heure du Yoga s'intègre à l'opération mondiale "Yoga International Day ", qui regroupe pour l'occasion l'ensemble des écoles de yoga. Chaque association ou école peut organiser des événements ouverts à tous en rapport à ce thème. L’objectif de cette journée est de promouvoir le yoga, de montrer le dynamisme de très nombreux élèves et d'attirer de nouvelles recrues.

La Journée internationale du yoga marque l'unité et l’harmonie qui existe entre chaque courant ou lignée de yoga.

Cette édition particulière ouvre également « l’année du yoga dans chaque école ».

 

 

 Affiche officielle

                                               

Historique à Toulouse

 

Toulouse À L’Heure du Yoga est né en 2012 à l’initiative du réseau artistique et culturel Les Portes de L’Inde MP, avec le soutien de l’Ambassade de l’Inde à Paris et la Mairie de Toulouse.

Cette année là, le Centre Védantique de Paris nous avait sollicités pour célébrer le 150ème anniversaire de Vivekananda. Pour cette première journée, Mr Mani Pande de l’Ambassade de l’Inde ainsi que Swami Veetamohananda du centre védantique nous avaient fait l’honneur de leur présence. Tara Michaël, la célèbre sanskritiste était la marraine de cette journée.

Pour une Première, cette journée a été un immense succès. Depuis, Toulouse À L’Heure du Yoga cherche à se diversifier et à se renouveler pour une meilleure connaissance du yoga dans la région Occitanie.

 

Toulouse À L’Heure du Yoga 2012 – Cérémonie d’ouverture

 

Pourquoi célébrer le yoga


Le yoga est une ancienne pratique physique, mentale et spirituelle originaire de l'Inde. Le mot «yoga» vient du sanscrit et signifie rejoindre ou unir, symbolisant l'union du corps et de l’esprit. Aujourd'hui, il est pratiqué sous diverses formes à travers le monde et continue de gagner en popularité. Le 11 décembre 2014, les Nations Unies ont proclamé le 21 juin Journée internationale du yoga par la résolution 69/131. Cette Journée vise à sensibiliser le monde entier aux nombreux avantages de la pratique du yoga. Le projet de résolution établissant la Journée internationale du yoga a été proposé par l'Inde et approuvé par un nombre record de 175 États membres. La proposition a été introduite pour la première fois par le Premier ministre Narendra Modi dans son discours d'ouverture de la 69ème session de l'Assemblée générale, dans laquelle il a déclaré: «Le yoga est un don inestimable de notre ancienne tradition. Le yoga incarne l'unité de l'esprit et du corps, la pensée et l'action ... une approche holistique [qui] est précieuse pour notre santé et notre bien-être. Le yoga n'est pas seulement une question d'exercice; c'est une façon de découvrir le sens de l'unité avec soi-même, le monde et la nature. » La résolution souligne «l'importance pour les individus de faire des choix plus sains et de suivre des modes de vie qui favorisent une bonne santé.»

Mais le yoga est plus qu'une activité physique. Pour reprendre les mots de l’un de ses plus célèbres praticiens, feu B. K. S. Iyengar, «le yoga cultive les moyens de maintenir une attitude équilibrée dans la vie de tous les jours et confère des compétences dans l’exécution de ses actes

Source :UN.org

 

Alors que les mesures de distanciation sociale adoptées pour lutter contre la pandémie de COVID-19 ont fermé les studios de yoga et d'autres espaces collectifs, Toulouse À L’Heure du Yoga, grâce au soutien de l’Ambassade de l’Inde à Paris, du Musée Georges Labit et de la Mairie de Toulouse a pu réunir les amoureux de yoga pour qu’ils pratiquent dans un grand respect des gestes barrière.

Dans cette période particulière, le yoga représente un outil puissant pour faire face au stress de l'incertitude et de l'isolement, et pour maintenir le bien-être physique.

Un dimanche entier pour pratiquer ou s’initier au yoga à Toulouse,

en écho à la Journée Internationale du Yoga !

Les Portes de L’Inde ont proposé un événement de taille, accueillant cette année 320 personnes sur la journée qui ont pu soit pratiquer lors des séances collectives de yoga et de méditation, soit participer aux ateliers, ou assister à la conférence sur l’astrologie védique ou encore se relaxer avec le concert qui clôturait la journée.

Le jardin du musée Georges Labit a offert un lieu privilégié, un havre de paix sécurisant loin du stress Covid.

C’est, pour la 8ème année consécutive, la même envie de rassembler, de proposer un moment agréable de partage qui motive Les Portes de L’Inde dans la confection d’une journée autour du yoga.

Chaque année de nombreux professeurs et praticiens répondent présent afin de présenter leur pratique. Séances collectives, ateliers, conférences, sont proposés tout au long de la journée, et débutants et confirmés se retrouvent dans une grande sérénité.

 

 

PROGRAMME

 

10.45 – Présentation de la journée – présentation des stands et des écoles – présentation du programme

 

11.00 – Séance collective Hatha yoga– France Fara FFHY  1h

 

12.00 – Mantra  et méditation OM  Clément-Rahul - Tathata – 1h

 

13h –  Stand repas: Food truck

 

13. 30 -Présentation association humanitaire : ADVO  - 10mn

 

13.40 – Hypno Yoga - France - 1h

 

14.40 – Kalarippayat : yoga martial – Initiation – Nelly  - 30 mn

 

  • *15h-  Conférence : « Choisir les bonnes dates pour réaliser ses actions grâce à l'astrologie védique» : Varuna

 

  • *16h : Atelier : Votre propre thème védique !! - Varuna

 

15.10 – Séance collective  Kundalini yoga – Paz- 30mn 

                                     

                                            **  15.00 – Atelier enfants : Neela -30 mn

 

15.40 – Kriya yoga - Diana Mora - 1h

 

16.40 – Natha yoga - Christel - Arts2vies - 1h

 

17.40 – Yoga nidra  - France Fara -30mn

 

18.10 : Méditasons (Concert  participatif de  bols chantants & voix ) – François & Christel 30mn   

 

18.40 – Concert : "Duo Belisama" violon : Camille Calvayrac; piano : Benjamin Barria

 

 

– Clôture -

 

* dans la salle de conférence

** dans le jardin sur le côté du musée

 

                                           

 

- Avec le concours de la Communauté Indienne de Toulouse ICT - 

  

   

         

 

 

   

 

   

 

          

 

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 18:07

Par France Azema | Publié le 07/05/2020 à 01:05

 
Photo : Une triade bouddhiste de Gāndhara - Musée Guimet
Bouddha art Inde histoire
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L’anniversaire de la naissance, de l’illumination et de la mort de Bouddha sont célébrés le jour de la pleine lune durant le mois de Vaishak du calendrier hindou qui tombe généralement pendant le mois de mai. Ce jour est connu sous le nom de Buddha Purnima ou Buddha Jayanti et est un jour férié national pour les organismes publics et les écoles en Inde. En 2020, il tombe le 7 mai.

 

Afin de célébrer nous aussi Buddha Purnima, voici l’histoire du royaume de Gāndhara, le royaume qui vit la naissance de l’art visuel du Bouddha.


 

Bouddha art histoire Inde
Bouddha de Gāndhara exposé au British Museum - @Mike Peel

 

Gāndhara, une terre riche et bien placée

Dans l’Inde ancienne, le royaume de Gāndhara s’étend du Nord-Ouest de l’Inde au Nord du Pakistan jusqu’à l’Est de l’Afghanistan. Il se situe dans les vallées de l’Indus et de la Swāt. Sa capitale est Purushapura (actuelle Peshawar). Sa situation géographique et la richesse de ses plaines font de Gāndhara une terre très convoitée par de multiples envahisseurs, venus entre autres de Perse, de Chine et d’Asie centrale. Même le monde méditerranéen s’intéresse à elle. En effet, Alexandre le Grand arrive jusqu’à elle lors de ses conquêtes en 326 avant notre ère. 

Vers 317 av J.-C., la dernière des forces grecques d'Alexandre quitte le pays et en seulement vingt ans la domination grecque se désintègre cédant la région à la dynastie Maurya et à son fondateur Chandragupta Maurya. C’est son petit-fils Ashoka qui fait du bouddhisme la religion d'État de Gāndhara. À sa mort, la dynastie subit un déclin rapide et à partir d'environ 184 av J.-C., Gāndhara revient sous domination grecque, puis saka ou scythe. Pendant quelques décennies les Sakas arrivent à se maintenir à Gāndhara, puis sont supplantés par un autre groupe similaire connu sous le nom de Koushan. Leur dirigeant, Kanisha, adopte également la foi bouddhiste et consolide cette religion dans la région. C’est à ce moment-là que de nombreux stupas et monastères bouddhistes fleurissent partout dans Gāndhara. 

Même après la disparition de Kanishka, alors que l’Empire revient aux mains des Perses, le bouddhisme continue de prospérer et se développe jusqu'à environ 460 après J.-C., lorsque toute l'Inde du Nord-Ouest se fait envahir par des Huns qui détruisent tout sur leur passage.

Le bouddhisme avait développé des racines si solides à Gāndhara qu'en dépit de toutes les invasions et de la dévastation des Huns, la majorité de la population de Gāndhara restera bouddhiste.

Devenue terre de mixité culturelle, d’échanges et de diversités, la Gāndhara florissante donne naissance à une civilisation riche et brillante, mêlant les différentes influences de ses envahisseurs.

 

Gāndhara, une région indienne uniquement bouddhiste 

Pendant longtemps, l’histoire de Gāndhara est traitée indépendamment de celle de l’Inde. 

Cette région n’est généralement évoquée que pour sa particularité : être une région indienne uniquement bouddhiste et ce jusqu’à l’arrivée des envahisseurs musulmans. 

Gāndhara est encore de nos jours connue pour son art nourri des techniques et des styles à la fois perses, grecs et indiens. 

Ce sont des artistes gréco-bouddhiques de Gāndhara qui ont représenté pour la première fois Bouddha sous sa forme humaine.

Il était jusque là seulement évoqué par des symboles comme des traces de pas ou une fleur de lotus. Les traits du visage de Bouddha sont d’ailleurs très fortement inspirés d’Apollon : jeune, chevelure bouclée, nez droit, moustache, corps musclé. Il est vêtu d’une toge, comme les grecs à cette époque. Des attributs physiques très codifiés lui sont alors attribués qui perdurent de nos jours comme par exemple le chignon ushnisha et le point entre les deux yeux uma. 


 

Bouddha statues gandhara
Bouddha de Gāndhara exposé au musée de Delhi

 

La résurgence hindoue signe la disparition de Gāndhara au IXème siècle

Entre le VIIème et le XIème siècle une vigoureuse résurgence hindoue se produit dans ce qui sera appelé la “grande Gāndhara”. À cette époque, Gāndhara vit sous le règne bouddhiste des Turk Shahis, (Turcs bouddhistes qui, après des batailles contre les invasions étrangères ont disparu dans le néant et sont depuis totalement oubliés) et hindou des Udi Shahis de Hund.

Des centaines de temples bouddhistes de cette période qui peuplaient jadis la région, seule une poignée survit à la frontière Nord-Ouest de l’Inde et dans le Punjab pakistanais, le long de l’Indus et dans la zone montagneuse du Salt Range. 

La fin officielle de Gāndhara en tant qu’entité bouddhiste se situe en 879, lorsque les hindous Shahis délogent les Turcs bouddhistes et proclament un nouvel état hindou avec sa capitale Hund.

Après la formation d’une alliance avec le pouvoir rajpoute des états voisins, l’identité politique de Gāndhara disparaît totalement. Puis, suite à une série d’invasions musulmanes entre 1002 et 1026, Gāndhara se retrouve sous la coupe du Sultanat de Delhi. 

 

bouddha gandhara inde art
Une stupa dans la région de Peshawar - @TheFranek2

 


 

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10 décembre 2019 2 10 /12 /décembre /2019 16:28

France AZÉMA – Décembre 2019

 

L’hindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme ont en commun une doctrine spirituelle applicable dans la vie quotidienne de chacun, le karma.

En réalité, les deux doctrines de karma et de renaissance sont indissociables. Le karma ne se construit qu’au long de plusieurs vies. C’est une loi, plus précisément une doctrine, de causes et d’effets. Un acte effectué dans une vie a ses répercutions dans la vie suivante et aide l’individu à s’améliorer et atteindre enfin la « libération » moksha (hindouisme et jaïnisme) ou nirvana (bouddhisme). Il est dit qu’il s’agit d’une loi de responsabilité personnelle, l’intéressé construit lui-même son karma et ne peut pas y échapper ni le modifier.

 

Selon les adeptes de ces religions, il y a une grande inégalité et beaucoup de souffrances dans la vie d’un être humain. La doctrine du karma cherche à expliquer ces phénomènes d’une manière rationnelle : il ne serait pas le « résultat d’un fonctionnement aveugle de l’univers » ni du « au destin ». L’idée même du karma se construit en parallèle et sur le motif de la loi générale des causalités - causes et effets – telle qu’elle existe dans l’univers physique.

Par conséquent, cette doctrine est basée sur la maxime : on récolte ce que l’on sème.

Les inégalités et les souffrances auxquelles un individu doit faire face et doit subir durant sa vie, sont les conséquences de ses propres actes antérieurs. Cette loi rendrait plus intelligible les inégalités de ce monde.

- Pour les jaïns   

Les fondamentaux de la philosophie jaïnine sont que l’univers (le cosmos ) s’est auto créé, s’auto gouverne, s’auto régule et s’auto administre selon « l’éternelle loi cosmique ». Les écritures jaïnes sont convaincues que le monde est voué à jouir d'une paix et d'une prospérité durables au lieu de la haine et de la violence qu’il connaît ici et aujourd’hui.

Selon la religion jaïne toutes les âmes humaines (jiva) possèdent en elles quatre qualités originelles : le savoir infini (jnāna); la béatitude infinie (sukha) ; la perception infinie (darshana) et l’énergie infinie (vīrya). Mais ces qualités sont voilées par karma.

 

Les Jaïns ne croient pas en un dieu créateur, protecteur et destructeur de l’univers. Ils croient que l’univers est anadi : sans début et sans fin.

La vie humaine terrestre, en revanche peut avoir une fin. Cette fin n’arrive pas lorsque l’individu meurt, il est susceptible de renaître et ne peut obtenir la « libération » qu’après un certain nombre de vies.

                                                         

 

                                -  Ahimsa Sthal. New Delhi -photo personnelle -

Les Jaïns croient que karma est de nature matérielle, il serait fait de fines particules de matière (pugdala) qui infiltrent l’âme.

 

- Pour les Bouddhistes 

 Contrairement aux Jaïns, les Bouddhistes pensent qu’il est de nature essentiellement mentale. Pour eux, ce concept est l’assurance de la justice cosmique.

 

Selon le point de vue, karma est un concept qui gouverne la sphère morale. Il propose une connexion naturelle entre les actes effectués et ce que vivent les être humains. Il ne requiert pas d’intervention divine. Il ne s’agit pas d’une récompense ni d’une punition d’un être supérieur. Non, chaque personne construit son propre karma comme si elle bâtissait elle-même sa maison. Ce sont les fondations qui donneront la forme de la maison et qui en assureront la solidité.

Les Bouddhistes pensent que karma ne dépend pas des comportements religieux, de rituels, de prières ou d’offrandes aux déités, mais est uniquement le fruit de nos propres actes.

Même si certaines branches philosophiques accordent au karma une dimension collective, karma est généralement compris comme une loi individuelle.

                        

                               -Bouddha. Majnu ka Tilla Delhi – photo personnelle-

La doctrine karma postule que les actions effectuées dans la vie présente d’un individu porteront leurs fruits dans une existence future. De même, les joies et les souffrances qu’il expérimente aujourd’hui sont le résultat d’actions faites dans une vie précédente.

Karma est le garant ultime de la justice qui ne peut être obtenue qu’après l’expérience de plusieurs vies.

 

-Pour les Hindous

Pour les Hindous, l’être humain aurait une mémoire cosmique de nature éthérique qui enregistrerait tous les événements qui se seraient produits dans une vie et dans tout le cosmos en même temps. Il s’agit de akasha (l’éther). Cette mémoire cosmique s’inscrit dans les chakras d’un être humain tout au long de ses différentes vies.

Les Hindous pensent que karma est dicté par akasha. Ils découpent karma en trois catégories ou étapes :

  • sanchita, le karma qui ne s’est pas encore construit et ne s’est pas encore manifesté
  • prarabhda, le karma expérimenté dans la vie présente
  • kriyamana, le karma qui est en train de se construire pour la vie future

 

Ce qui diffère sensiblement des deux visions précédentes, c’est que les Hindous croient qu’ils peuvent avoir une influence sur leur karma et développer son aspect positif par un comportement religieux assidu.

 

- Pour tous

Enfin, il existe un postulat commun aux trois courants religieux. Il est dit dans les écritures que karma ne se manifeste pas instantanément, il se construit petit à petit pour arriver à maturité. Avant cela, il est dit « dormant ».

Durant cette période, l’individu peut ressentir une appréhension face au présent, un mal-être.

Nous pouvons donc nous demander pourquoi karma ne se manifeste seulement qu’après un certain temps ! Des Indiens interrogés sur ce phénomène expliquent que c’est exactement comme lorsque l’on prend des substances toxiques (cannabis, opium), les effets ne se font sentir que quelques temps après. Donc, pendant la période dormante, le karma se reconstruit à partir des dernières données qu’il a emmagasinées.

 

En Inde, la doctrine du karma a des conséquences importantes notamment dans le domaine de la médecine. Elle explique parfois des maladies pour lesquelles la science n’a pas de réponse. Il en est de même pour des guérisons soudaines. On parle alors de « mauvais karma » (papa) ou de « bon karma » (punya).

 

 

Il n’existe aucune preuve objective de la théorie du karma. Ce n’est pas une loi que les sciences physiques peuvent expliquer ni prouver empiriquement. Cependant, karma reste, aux yeux des Indiens, la seule évidence en faveur de cette loi, expliquant les inégalités et les souffrances, l’immense diversité de résultats face à des situations données dans un environnement identique et les réactions émotionnelles différentes dans des moments similaires (joie ou crainte).

 

 

 

 

 

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 18:10
Les victimes du commerce du sexe - Les filles oubliées de l'Inde -

 

 

France AZÉMA – octobre 2019

 

Le trafic de jeunes femmes est en augmentation en Inde, mais le manque d’information, la corruption et la discrimination font que ce crime est caché et largement ignoré.

 

Le viol collectif qui a donné la mort à une jeune femme de 23 ans dans un bus à New Delhi avait ébranlé la conscience collective de l’Inde en 2012. L'incident avait alors déclenché un débat public sur les violences sexuelles et mit en évidence la nécessité d'améliorer la sécurité des femmes dans le pays.

Mais alors que les Indiens descendaient dans la rue pour réclamer de meilleures protections pour les femmes, un autre groupe de victimes de violences restait totalement ignoré: les innombrables jeunes femmes victimes de la traite à des fins d’exploitation sexuelle.

 

Les dernières données du National Crime Records Bureau (NCRB) indien montrent que 5 466 cas de traite des êtres humains ont été signalés en vertu de divers articles de la loi indienne en 2014. La majorité des victimes étaient des filles âgées de moins de 18 ans et un petit pourcentage de jeunes garçons. Mais on estime que les chiffres réels sont probablement beaucoup plus élevés. La documentation sur la traite des êtres humains en Inde est tellement insuffisante qu'il est presque impossible de connaître l'ampleur du crime.

«Il n'y a pas un seul ensemble de données sur lequel s'appuyer», déclare Bharti Ali, codirectrice du HAQ Center for Child Rights, une ONG basée à Delhi. Les données du NCRB - ​​qui sont récoltées par le gouvernement sur la base des informations disponibles dans les dossiers de la police sont rares.

Les chiffres sont peut-être difficiles à cerner, mais selon un rapport de 2013 de l'Office des Nations Unies contre la drogue et la traite des êtres humains, le trafic à des fins d'exploitation sexuelle a augmenté en Inde.

Ces données montrent toutefois que les jeunes sont extrêmement vulnérables.

Les adolescentes des communautés économiquement faibles et marginalisées de l'Inde rurale sont les premières victimes de la traite et ce sont souvent des personnes connues de leurs familles qui en sont les auteurs.

Ces dernières arrivent à convaincre les parents d’envoyer leurs filles dans une grande ville avec la promesse de gagner de l’argent et d’apporter ainsi une aide économique au foyer, mais peu après le départ de leurs villages, les filles perdent tout contact avec leurs familles.

Selon le rapport des Nations-Unies, les États du Bengale occidental, de l’Andhra Pradesh, du Karnataka, du Maharashtra et de l’Odisha ont toujours figuré parmi les «zones de forte intensité» pour la traite des êtres humains vers des zones particulièrement demandeuses. Et les données sur les filles disparues dans ces États «continuent d'être très élevées», indique le rapport.

 

«Dans certaines régions du Rajasthan, il est difficile de trouver des filles âgées de 15 à 25 ans. Elles sont envoyées dans des bars de danse à Mumbai ou à Dubaï», déclare Tinku Khanna, directrice d'Apne Aap Women Worldwide, une organisation caritative qui œuvre auprès de femmes victimes du trafic sexuel et de la prostitution.

Khanna explique que la demande est très importante pour des filles très jeunes. Après 3o ans, elles ne sont plus considérées « rentables » et sont littéralement jetées dans la rue. Certaines d’entre elles ont si désespérément besoin d’argent qu’elles acceptent de travailler avec leurs trafiquants pour attirer d’autres femmes.

La dépendance à l'alcool ou aux drogues est très courante chez ces femmes et beaucoup sont porteuses du VIH, souffrent de tuberculose et de malnutrition. «Beaucoup d’entre elles meurent sur le trottoir», dit Khanna.

L’association Apne Aap se bat pour sauver ces filles victimes de la traite et plaide pour une politique forte de réhabilitation. Selon sa directrice, les programmes de soutien existants gérés par le gouvernement en partenariat avec des ONG ne cherchent pas à conseiller les femmes souffrant de toxicomanie et de traumatismes, ni à les aider à subvenir à leurs besoins.

Il existe cependant des groupes de défense des droits des femmes. Ils créent des refuges de secours où beaucoup de ces jeunes filles se retrouvent. Ils affirment qu’ils ne reçoivent pas assez d'argent pour l’entretien de ces refuges. Ils se plaignent également de la réduction du financement des programmes d'aide sociale destinés aux femmes.

Elle explique que lorsque la police reçoit le signalement d’une jeune fille disparue, les informations sont, généralement, consignées dans "le journal des personnes disparues". Les cas ne sont jamais enregistrés en tant que cas de traite et restent en suspens sur la liste des personnes disparues.

Bien que le trafic d’êtres humains soit un délit en Inde depuis des décennies, ce n’est qu’en 2013, après une modification de la législation pénale du pays, qu’une définition complète du trafic a été ajoutée aux textes. Les différentes étapes du processus de la traite, y compris le transport et l'hébergement d'une victime, sont désormais illégales, la peine de prison allant d'un minimum de sept ans à la perpétuité.

Un projet de loi récemment présenté par le gouvernement propose de combler certaines des lacunes du système juridique, notamment en modifiant la disposition qui permet à la police d’arrêter le trafiquant et la victime.

Mais un lien présumé entre les trafiquants, la police, les administrateurs et les politiciens corrompus, constitue un autre obstacle majeur à une réelle prise en compte des cas de traite des êtres humains et donc à la punition des coupables.

Une avocate spécialisée dans les droits des femmes à Mumbai, Anubha Rastogi,  connaît bien le problème de la traite de jeunes filles. Selon elle, les trafiquants savent comment détourner le système. Ils font peur à leurs victimes en leur indiquant les conséquences qu'elles pourraient subir si elles se faisaient prendre et disaient la vérité. Si une jeune fille est sauvée d'un bordel, elle est censée prétendre qu'elle est une adulte consentante. En l’absence de preuve suggérant le contraire, le magistrat qui préside peut en être convaincu et la jeune fille peut être libérée avec une amende de 500 roupies ou incarcérée pour une peine n’excédant pas six mois de prison.

 

Lalitha Kumaramangalam, présidente de la Commission nationale pour les femmes, un organisme fédéral autonome, rejette l'affirmation selon laquelle de l'argent aurait été retiré des programmes d'aide sociale.

Elle est d'accord avec les critiques sur les conditions des maisons d'hébergement. Mais, dit-elle, le gouvernement fédéral ne peut résoudre seul le problème. Bien qu’il puisse donner de l’argent, chaque gouvernement d’État doit définir de manière indépendante ses priorités en matière de lutte contre la traite des êtres humains.

«Il est également nécessaire que la société civile intervienne», déclare Kumaramangalam.

Selon elle, la première étape importante est que les Indiens doivent commencer à penser que les femmes impliquées sont des victimes qui doivent être protégées et non blâmées, ni discriminées.

 

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 17:58
  • France AZÉMA - octobre 2019
Les mudrā ("signe" en sanskrit) sont les positions symboliques des mains exprimant une conception spirituelle chez les hindous et les bouddhistes. En Inde, ils font traditionnellement partie de tout acte spirituel, en particulier la méditation. 
Mais les mudrā sont aussi utilisés en yoga et dans les danses classiques indiennes.
S’ils sont essentiellement connus pour les doigts, les mudra sont en réalité tous les signes qui peuvent être exprimés par le corps : l’orientation des yeux et leurs expressions, les postures du corps, les gestes, répondent aussi au nom de mudrā.
L’origine des mudrā
L’origine des mudrā est très ancienne. Il nous faut remonter à la période védique de l’Inde (1200 avant notre ère) pour en trouver les premières descriptions dans les légendes hindoues. À cette époque, il existait dans les temples des jeunes femmes que l’on disait mariées à la déité (généralement Shiva). Elles vivaient dans le temple, en assuraient l’entretien, le décoraient de fleurs, s’occupaient des offrandes. Elles étaient très respectées car on leur accordait un pouvoir très particulier. Elles entretenaient un lien direct avec les dieux. Elles avaient pour cela développé une forme très particulière de langage, appelé « langage divin ». 
Ces femmes se divisaient en deux catégories : 
- les yogini ou bhasavi étaient des renonçantes. Elles vivaient recluses et n’avaient aucun contact avec l’extérieur. Elles consacraient leur vie au dieu. La pratique de la méditation et du yoga leur permettait d’être en lien constant avec leur déité.
- les devadasi, étaient les « danseuses sacrée ». Elles dansaient dans le temple. Leur danse était un langage corporel. Les dieux s’adressaient aux humains au travers du corps des danseuses qui transmettaient par la danse les messages divins. En retour, elles pouvaient aussi leur répondre par ce même biais. Leur pratique était alors perçue comme un dialogue divin.
Leur danse prenait tout son sens à travers ce langage harmonieux du corps.
À l’élégance et la profusion des postures des mains s’associait une gestuelle structurée (mudrā) de la tête, des bras et des jambes.
Chaque mouvement travaillé en douceur se transformait alors en un discours symbolique, en une métaphore du monde céleste.
Pour les unes comme pour les autres, il est possible de dire que chaque mouvement ou chaque posture (asanā) était un mot et que les mudrā symbolisaient la ponctuation afin de lier les phrases ainsi constituées.
Ce n’est que bien plus tard que la danse et le yoga ont suivi des trajectoires différentes. De nombreuses formes de yoga allant du yoga postural au yoga méditatif se sont multipliées et la danse est tout d’abord devenue ce que nous appelons aujourd’hui « danse classique indienne » (Bharat natyam, Kathak, Odissi..) puis a pris un visage festif avec le Bollywood.
Les mudrā aujourd’hui
Mudrā est un terme qui est principalement utilisé pour signifier un geste ou une imposition mystique des mains. Ces gestes ont des noms différents s’ils sont utilisés en danse ou en yoga. Ces positions spécifiques sont supposées guider l’état de conscience de la personne qui les utilise en fonction de ce qu’elles symbolisent. Maintenir et répéter le même mudrāva l’aider à atteindre l’état qu’elle désire. 
Le Hakini mudrā, par exemple sert à recharger l’énergie du cerveau et à développer la mémoire. Il associe la posture des doigts et la position de la langue. Tous les bouts de doigt de la main droite touchent les bouts de doigt de la main gauche. Les mains ainsi placées sont orientées vers les yeux. À l’inspiration la langue touche le palais, à l’expiration la langue revient à sa position naturelle.
Les utilisateurs des mudrā sont persuadés que nous pouvons réellement influencer notre corps et notre esprit juste en tendant, en croisant, en étendant ou en touchant nos doigts. 
Selon eux, chaque doigt a son propre fonctionnement, est autonome et a sa propre énergie. Chacun exerce ainsi un pouvoir différent sur l’organisme. Donc, étudier les mudrā, c’est avant tout apprendre à reconnaitre l’énergie spécifique à chaque doigt et savoir l’utiliser. Ce n’est ensuite qu’une combinaison ou une alliance de ces diverses énergies qui permet d’arriver au but que l’on s’est fixé.
Maîtriser et bien diriger ses énergies est important pour retrouver une harmonie du corps et de l’esprit. Représentations physiques de concepts spirituels, les mudrā ont aussi des actions remarquables sur le plan de la santé physique et émotionnelle.
Les principaux mudrā
-      Jnana mudrā   
Ce mudrā se rencontre dans de nombreuses postures du Bouddha. Il est alors appelé Virtakā mudra.
En hatha-yoga, le jnana mudrā est le plus souvent utilisé lorsque le pratiquant est dans la position du lotus, les paumes des mains tournées vers le ciel et reposant sur les genoux. Le bout du pouce touche le bout de l’index et les autres doigts restent tendus. Ce mudrā est utilisé en méditation pour atteindre un état profond. Il peut toutefois être utilisé lors de postures (asanā) dans l’objectif d’approfondir la prise de conscience et ressentir les bienfaits de la posture. Il a aussi des effets thérapeutiques comme lutter contre les insomnies ou améliorer la mémoire.
-   Sans doute le plus connu, le chin mudrā symbolise l’unité de l’être humain avec le cosmos.
Il n’est pas rare de confondre le jnana et le chin mudra car la position des doigts est totalement identique. La différence est que dans le chin mudrā, les doigts sont orientés vers le sol. 
La symbolique de ce mudrā est très intéressante. Ici, le pouce représente le cosmos (le divin) et l’index symbolise l’individuel (l’humain). Dit autrement, le pouce incarne l’intuition (l’énergie interne) et l’index l’inspiration (l’énergie externe). Grace à ce mudrā, intuition et inspiration forment une parfaite unité, l’union du microcosme et du macrocosme.
 
-      Dhyana mudrā
L’utilisation de ce mudra se retrouve dès les plus anciennes représentations iconographiques, notamment bouddhistes. 
La main gauche se pose sur la main droite, les pouces se touchent. 
Ce geste est caractéristique de la période où Bouddha Gautama méditait sous l’arbre de la Bodhi.
 
 
Abhaya mudrā
Ce mudrā est un geste de protection. 
 
Vajrapradama mudrā
 
Dans les situations difficiles, ce mudra sert à se redonner confiance, lors d'un entretien ou d'une conférence.   
-      Akini mudrā
Beaucoup de personnes l’utilisent spontanément en effectuant un travail intellectuel, ou pour réfléchir profondément. Il aide à recentrer son esprit. Des études menées en Occident dévoilent que cette posture des mains permet l’échange entre les deux hémisphères du cerveau. Il améliorerait donc la mémoire et la concentration.
 
                      
 
-Les mots en italique sont des mots Sanskrit et ne prennent pas de S au pluriel -

https://lepetitjournal.com/bombay/comprendre-inde/les-mudra-le-yoga-au-bout-des-doigts-266627

 

Publié par
France AZÉMA
Coordinatrice-Chef de projets Santé-Échanges culturels & professionnels- Management international
hashtagInde#culture#yoga#les_portes_inde
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17 juillet 2019 3 17 /07 /juillet /2019 09:55
Comme un arbre dans la ville ...
Par France Azema | Publié le 11/07/2019 à 00:45 | Mis à jour le 11/07/2019 à 11:00
croyances hindoues arbre dieu
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Une fois n’est pas coutume, lepetitjournal.com Bombay s’est invité à Delhi pour enquêter sur le caractère sacré des arbres. Alors que les Nations Unies incitent les villes et les métropoles à planter des arbres dans le but de freiner le réchauffement climatique, ce phénomène existe à Delhi depuis fort longtemps. La ville est en effet, remarquable pour sa verdure. Outre ses immenses parcs, la grande majorité de ses rues est bordée d’arbres. 

 

Il est bon de souligner que dans la ville, qui atteint depuis plusieurs années des records de pollution, les arbres sont une ressource inestimable. Ils éliminent la pollution en absorbant le dioxyde de carbone et la poussière. Ce sont de véritables purificateurs d’air. Grâce à la photosynthèse, les arbres produisent de grandes quantités d’oxygène. Ils servent également de climatiseurs. Pendant la saison chaude, ils aident à faire baisser la température dans la ville grâce à leur feuillage qui empêche la grosse chaleur de toucher trop violemment le bitume et de se réfléchir. 

 

croyances hindoues arbre dieu

 

L’arbre est depuis toujours l’ami de l’homme, il représente une ressource vitale. Ne parle t-on pas de « l’arbre de vie » dans de nombreuses religions, mythologies ou encore philosophies ? Il représente la continuité et la stabilité dans l’évolution. Il est aussi le symbole de la sagesse. Il est protecteur et pourvoyeur de nourriture. Les croyances indiennes ne sont pas en reste.

 

L'hindouisme accorde une grande valeur aux arbres

Cela provient de l’ancienne croyance védique (à peu près 1200 avant notre ère). À cette époque la nature était vénérée, les rivières, les montagnes, les grottes étaient des déesses, les arbres des puits de vie. 

Pour les Hindous, les arbres ont une conscience et sont de ce fait des êtres dotés de sensibilité. Ils répondent donc à la règle des cycles des vies, des morts et des renaissances : samsara.

D’après les Purana, les arbres sont capables de connaître le bonheur et de ressentir du chagrin.

Il est dit aussi que les arbres sont connectés entre eux par une énergie qui nous est totalement inconnue.

Il est alors aisé de comprendre pourquoi tous les arbres sont respectés à Delhi et pourquoi ils sont encore si nombreux à ombrager nos rues.

Cependant, ce respect de l’arbre arrive à un paroxysme parfois cocasse, et ce qui nous amuse lorsque nous le voyons est tout à fait naturel pour les Indiens.

 

croyances hindoues arbre dieu

 

Les heures passées dans les embouteillages nous laissent tout loisir d’observer tout autour de nous. Et il n’est pas rare de voir dans les rues, un arbre en plein milieu de la chaussée qui nous oblige à changer de file. Il arrive parfois que sur le bord de la chaussée, les bandes blanches contournent tout le tronc d’un arbre.

 

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Mais cela ne s’arrête pas aux routes. Les murs d’enceinte des parcs et les murettes sont construits autour des arbres. Des trous laissent passer les branches. Il en est de même pour les hautes barricades des chantiers : un trou est découpé et les branches s’y faufilent.

Parfois des temples sont construits autour d’un arbre, ses plus hautes branches peuvent traverser le plafond. 

 

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Mais cela n’est pas surprenant lorsque l’on sait que qu’une divinité habite dans chaque arbre.

L’arbre le plus sacré : le neem est habité par la déesse de la médecine Dhanvantari, c’est pourquoi les feuilles sont utilisées pour leurs vertus, sous toutes les formes (crèmes, poudres, décoctions, etc.)

Certains textes hindous relatent que Garuda, l’oiseau mythique, véhicule de Vishnou, aurait renversé quelques gouttes de l’élixir d’immortalité sur la terre alors qu’il s’envolait vers les cieux et qu’un arbre aurait poussé, né de cet élixir.

 

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Le pipal, sous l’un desquels Siddharta a connu l’Éveil et est devenu Bouddha est réputé par les Hindous être le domicile terrestre du dieu Vishnou. On trouve souvent à son pied des icônes ou des offrandes. Il est vénéré lors de chaque fête religieuse ou pour un événement familial particulier, les naissances, les mariages ou simplement pour demander la protection du dieu.

 

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Il est en Inde, une coutume qui impose à une jeune femme dite mangalik  de se marier avec un arbre avant d’épouser son futur mari. Cela a été le cas de la célèbre actrice Ashwaryia Rai avant son mariage avec Abishek Bachhan.

C’est lors de la consultation chez l’astrologue, comme avant tout acte important de la vie, que ce dernier se rend compte de la position de Mars dans le ciel de la future épouse qui entrave cette union. Par l’acte de mariage avec le pipal, elle demande l’approbation de Vishnou et après un certain nombre de jours, elle peut enfin épouser son prétendant.

Lors du mariage avec l’arbre, des fils rouges sont entourés au poignet de la jeune femme et au tronc du pipal.

L’expression « les dieux sont partout en Inde » prend tout son sens maintenant !

 

Même si vous croyez être seul ou seule le matin lorsque vous faites votre jogging dans un parc et que vous tombez nez à nez avec un arbre planté en plein milieu du chemin de course, vous saurez que, peut-être Vishnou, peut être une autre divinité, veille sur vous et vous encourage secrètement.

 

croyances hindoues arbre dieu

 

https://lepetitjournal.com/bombay/comprendre-inde/croyances-hindoues-larbre-un-etre-sensible-et-conscient-261380#comment-22804 

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Frédéric Landyjeu 11/07/2019 - 09:20

Merci pour ce bel article et ses photos éloquentes ! Juste un complément sur la coutume d'épouser un arbre (tiré de wikipedia) : "A person born under the influence of Mars (Mangala) as per Hindu astrology is said to have "mangala dosha" ("mars defect"); such a person is called a Mangalik (or Manglik). According to the superstition, the marriage between a Manglik and a non-Manglik is disastrous. People who believe in this superstition think that a Mangalik bride will cause her husband's early death. To prevent this disaster, the bride may be married to a tree (such as banana or peepal), an animal, or an inanimate object. This mock marriage custom has different names depending on the "groom" used in the ceremony; for example, if the bride is married to a clay pot (kumbha), the ceremony is called "kumbh-vivah" ("wedding with a pot"). It is believed that all the evil effects resulting from the Mangala Dosha befall on the mock "groom": the bride is thus freed from the consequences of being a Mangalik, and her subsequent marriage to a human is expected to be a happy one." A mon sens, cette coutume ne reflète donc pas tellement un respect de l'arbre. On pourrait même dire : tout au contraire puisque c'est l'arbre qui va prendre la malédiction. (Surtout si on peut le remplacer avec un simple pot de terre : cela veut dire qu'il ne vaut pas grand chose en fait).

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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 09:47
https://lepetitjournal.com/bombay/comprendre-inde/les-yantra-support-de-meditation-chez-les-hindous-255618
Par France Azema | Publié le 24/04/2019 à 00:45 
Photo : Deux Yantra
yantra meditation hindou
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Le terme «Yantra» vient des mots sanscrit «yam», qui signifie « instrument » ou bien « l'essence d'un objet » et «tra» qui vient de «trana», libérer de l'esclavage. Yantra signifie en substance la libération de la naissance et de la renaissance. Plus simplement, le yantra est l’instrument utilisé en méditation pour atteindre la libération des sens et l’état méditatif profond.

Un Yantra est l'équivalent yogique du Mandala bouddhiste. Il signifie littéralement une «machine» ou un instrument visuel qui aide à méditer.

Initialement, les temples étaient construits selon la forme d’un Yantra

 

Dessiner un Yantra

 

Créer un yantra nécessite de la concentration, de la netteté et de la précision. 

On peut créer un yantra par l’association de diverses formes et motifs qui selon leurs dispositions développent le pouvoir de concentration. Ce sont des formes géométriques : des carrés, des ronds, des points, des lotus, des triangles disposées de façon concentrique. 

Chaque yantra est différent. Chacun émet un modèle d’énergie très spécifique.

 

Kali yantra meditation hindou
Kali yantra

 

Les yantra dont les formes concentriques s’élargissent vers l’extérieur symbolisent une évolution (l’idée initiale étant la représentation symbolique de l’évolution du macrocosme). À l’inverse, lorsque les formes deviennent plus grandes à l’intérieur, cela représente le développement de l’intuition (symbole de l’involution microcosmique).

Le corps humain est considéré comme étant le plus parfait et le plus puissant de tous les yantra et est considéré comme un outil de la prise de conscience intérieure par l’augmentation de l’intuition pour une meilleure évolution de soi.

 

Ce que représentent les diverses formes concentriques des Yantra

Un triangle dans un yantra est le symbole de Shakti, l'énergie féminine de la création. Notamment si la pointe du triangle est orientée vers le bas, il est alors appelé Shakti kona et il représente le sexe féminin. Si la pointe est orientée vers le haut, cela représente Shiva kona, il signifie l'aspiration spirituelle intense et représente l'organe sexuel masculin.

 

yantra meditation hindou
Tara yantra

 

Un point noir, ou Bindu, dans un yantra représente notre propre énergie. Quand ce point est au centre du yantra, il signifie l'unité avec soi-même. Il sert souvent de base pour entrer en méditation. Il permet une concentration intense.

Dans un yantra, le point peut être entouré d’un cercle ou Chakra,  cela représente la perfection et le vide créatif.

Un Bindu à l'extérieur d’un carré représente l'évolution universelle.

 

Une étoile à six pointes ou Satkona est en fait la superposition des deux triangles, l'un pointant vers le haut et l'autre vers le bas. Cette étoile symbolise l'union de Shiva et Shakti ou en d’autres termes elle représente la création, l’enfantement, la réalisation.

 

Un carré, ou Bhupura, s’il est à la limite extérieure du Yantra, est une représentation symbolique de l'élément terre (car dans la littérature sacrée védique, le carré correspond à la terre). Il représente toutes les émotions terrestres telles que la colère, la jalousie, la peur. Méditer sur ce carré aide à maîtriser chacune de ces émotions.

Une forme en T représentée comme une excroissance sur les côtés du carré représente une porte de sortie de ces mêmes émotions.

 

S’il y a un Lotus, ou Padma dans un Yantra, cela symbolise à la fois la pureté et la diversité. Le lotus symbolise la voie qu’il faut suivre pour arriver à la pureté, une voie souvent trouble, sombre et difficile, mais dont l’issue est la clarté.

 

Les divers Yantra

Le plus célèbre de tous les  Yantra est le Sri Yantra, également connu sous le nom Sri Chakra. Il est considéré comme étant la mère de tous les Yantra. Il représente le mont Meru, la montagne cosmique sacrée pour les Hindous. Il est source d’énergie, de pouvoir et de créativité.

 

Sri yantra meditation hindou
Sri Yantra

 

Les Shakta Yantra sont les sources de la connaissance suprême. Ils développent l’intuition et la connaissance. Ainsi, nous trouvons le Kāli Yantra. Méditer sur ce Yantra peut aider à maîtriser ses peurs face à un changement. Il y a aussi le Tara Yantra. Celui-ci est supposé apporter prospérité et richesse.

 

Le Linga Bhairavi offre deux Yantra. Le premier, Bhairavi Yantra est supposé améliorer le bien-être d'un individu. L’Avighna Yantra, quant à lui, repousse les obstacles qui obstruent sa vie. 

 

Les Yantra architecturaux sont utilisés pour la planification des terrains et sont encore utilisés par les architectes hindous de nos jours.

 

Comment un Yantra peut-il être efficace?

Un Yantra fonctionne lorsque vous le contemplez quotidiennement et prononcez les prières ou mantraqui lui correspondent.

Méditer régulièrement sur le même Yantra peut transformer votre esprit pour l’amener à développer des façons de penser positives capables de vous amener aux résultats souhaités ; en harmonisant vos désirs et vos aspirations. 

Vous pouvez faire bruler des bâtons d’encens, placer un bouquet de fleurs ou des pierres près de vous. Si vous dessinez votre yantra, vous pouvez disposer de la poudre de santal à chaque angle du carré du Yantra.

Enfin, créez une atmosphère propice à la médiation. 

 

Les avantages de la méditation sur les Yantra

Les Yantra ont pour but d'aider à se débarrasser de tout ce qui est négatif, une mauvaise santé, le manque de confiance en soi, et tous les autres mauvais effets des planètes. 

La véritable méditation effectuée sur un yantra peut attirer le bien-être, la chance ou la prospérité  pour celui qui les visualise.

Il a été prouvé que les yantra permettent de lutter contre les énergies négatives et de retrouver l'harmonie interne des personnes qui y croient.

 

 - Les mots Sanskrit sont écrits en italique et sans S au pluriel  

 

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 21:30
Hypno yoga - pensez votre vie en positif

Hypno yoga - pensez votre vie en positif

Unique à Toulouse !!!

Session d'hypno yoga- une combinaison réussie et créative de l'hatha yoga traditionnel, du yoga nidra et de l'hynose !!!

FAIRE DES CHOIX SAINS ET POSITIFS

Avant l'été, prenez le temps de vous pacifier, de couper avec le stress de la vie quotidienne et repartez du bon pied.

Trouvez en vous le changement positif de votre vie.

Session exceptionnelle le samedi 22 juin 2019, dans la salle du kalari toulousain, 15, rue Campaigno, 31300 Toulouse

Maximum de participants 8

Pour réservation: 0636991516

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 21:24
Journée Mondiale du Yoga - Toulouse 2019

Journée Mondiale du Yoga - Toulouse 2019

16 juin 2019-06-20 Musée Georges Labit

 

Bravo, vous étiez près de 300 à participer dimanche 16 juin à Toulouse À L’Heure du Yoga !!! Merci d’avoir prouvé que le yoga tient une place importante dans notre vie quotidienne.

Ce succès confirme que le Festival Toulouse À L’Heure du Yoga est un des outils majeurs pour réunir les écoles de yoga et méditation de Toulouse et les Toulousains.

La passion du yoga anime Toulouse À L’Heure du Yoga depuis 6 ans

Organisé par l’association les Portes de l’Inde, sous le Haut Patronage de l’Ambassade de l’Inde à Paris, en partenariat avec la musée Georges Labit et le soutien de la Mairie de Toulouse, le Festival de yoga avec toute une journée de festivités (séances de yoga collectives, démonstrations, ateliers, conférences, astrologie, ayurveda, présentations d’associations humanitaires, concerts,), s’impose comme une manifestation festive d’une grande qualité culturelle et comme le rendez-vous incontournable de la tradition yogique à Toulouse pour le grand public, les amateurs et les professionnels.

Un grand Merci…

Nous avons été très fiers de recevoir la visite de Mr Roy, du service culturel de l’Ambassade d’Inde à Paris et la visite de Mr Saint Genez, directeur du Musée Georges Labit, qui ont très humblement tenu à pratiquer le yoga avec nous tous.

Un grand merci à l’équipe des Portes de L’Inde pour leur travail en amont et pendant toute la journée.

Mais le voyage s’est fait aussi grâce à tous les intervenants de Toulouse ou venus de plus loin : les professeurs de yoga : Géraldine, Christel, Laurence et France-Fara, le maître de méditation Clément-Rahul, l’instructrice de kalarippayat, Nelly et ses élèves, l’astrologue Varuna, le praticien d’ayurveda Bruno, Pat le représentant de l’association humanitaire Perspective regards, Cindy proposant un stand d’artisanat indien Arasia, et pour terminer la journée dans la douceur, Benjamin jouant au piano des mantras et des morceaux de sa composition.

Trois valeurs sont devenus les principes fondateurs de Toulouse À L’Heure du Yoga et nourrissent cette journée : Sérénité, Amitié, Partage.

Le bilan : Alors que les dernières notes et les applaudissements résonnent encore à l’oreille des intervenants et des spectateurs de cette 6e édition, le Festival Toulouse À L’Heure du Yoga dresse déjà le portrait d’une saison qui s’est démarquée tant par la qualité et la diversité de la programmation que par les activités proposées tout au long de la journée. Un bilan tout à fait correct, avec près de 300 personnes ayant assisté à l’un ou l’autre des divers ateliers, initiations, séances collectives, conférences, la participation de 11 professionnels, la présence d’une association humanitaire et 1 boutiques d’artisanat indien. Un bilan légèrement en baisse par rapport à l’année précédente mais ceci est du à la fête des pères et la remise du bouclier de Brénus Place du Capitole qui avaient lieu le même jour.

Pionnière en termes de sensibilisation des publics

Pionnière en termes de sensibilisation des publics et d’accessibilité  du yoga pour tous, la stratégie de l’association Les Portes de L’Inde continue de puis près de 10 ans la fidélisation et le renouvellement des publics sensibles à la culture indienne.

Toulouse À L’Heure du Yoga œuvre pour l’encouragement de la pratique du yoga pour tous, la sensibilisation des différentes pratiques. Elle favorise toutes les expressions yogiques, mais aussi toutes les pratiques issues de la culture indienne (astrologie védique, ayurveda, artisanat indien). Elle est aussi solidaire avec la présence d’associations humanitaires.

C’est là notre valeur, notre singularité et notre renouveau !!!

Nous sommes soucieux d’ouvrir le yoga à un plus large public et de créer des passerelles entre la culture indienne et la vie toulousaine.

 

 

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